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OCTOBRE 2016

6 octobre. Recrutement sectaire par téléphone....

Le télémarketing en marche pour les sectes ! C'est le quotidien "La Dernière Heure" qui l'a remarqué : les Témoins de Jéhovah recrutent désormais par téléphone, selon une information du directeur honoraire du CIAOSN, Eric Brasseur. Le danger au bout du fil...

Lire l'article de "La Dernière Heure".

 

SEPTEMBRE 2016

16 septembre. Un projet immobilier des Témoins de Jéhovah pour Arlon

Le quotidien LA MEUSE - LUXEMBOURG révèle ce vendredi que les Témoins de Jéhovah ont obtenu l'approbation de la Région wallonne pour la construction d'un nouveau bâtiment à Arlon, en remplacement d'un autre, plus ancien. Ce que d'aucuns pourront regretter, sachant les dérives sectaires de ce mouvement.

Lire l'article de Romain Goffinet

 

15 septembre. Le gourou d'OKC condamné à Bruxelles. La secte perd 4,5 millions d'euros... Les victimes seront (un peu) indemnisées.

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A lire les articles mis ce jeudi sur Internet par les quotidiens belges "Le Soir" et "La Dernière Heure", Robert Spatz, le gourou de la secte OKC (pour "Ogyen Kunzang Chöling", communauté soi-disant bouddhiste formée en asbl en Belgique), a été condamné pour abus sexuels, prise en otage d’enfants et faits de blanchiment d’argent ce 15 septembre 2016 par le tribunal correctionnel de Bruxelles.

L'intéressé, prétextant à tort ou à raison des problèmes de santé, alors qu'il s'était expatrié de longue date, n'a pas comparu. Mais les éléments recueillis par la justice étant probants, malgré les dénégations de l'intéressé et de ses avocats, Spatz a été reconnu coupable.

Si le dossier de la Scientologie a été lamentablement raté par l'Etat belge (délai déraisonnable après presque 20 ans..., manque de moyens côté Justice, position parfois surprenante du siège) au procès achevé en mars 2016, les ex-inculpés (présumés et restés innocents) s'en sortant à bon compte, il n'en est pas allé de même pour Robert Spatz.

Certes, les peines sont relativement légères (et susceptibles d'appel), à cause d'un trop long délai de traitement du dossier : 4 ans pour Spatz, mais avec sursis, par exemple. Cependant, les condamnations existent. Et sont assorties de confiscations importantes : ce sont pas moins de 4,5 millions d'euros qui sont en cause.

Pour sa part, AViSO s'interroge, pourtant : les agissements nuisibles d'OKC, de Robert Spatz et de ses sbires sont-ils véritablement mis à néant, à l'étranger aussi ? Ne feront-ils plus de victimes ? On note, à cet égard, qu'une trentaine de personnes, souvent de jeunes enfants maltraités - et pire ! - à la fin du siècle passé, ont obtenu des indemnités du tribunal. Pourvu qu'il n'y ait plus d'autres cas !

Lire l'article du journal "Le Soir"

Lire l'article de "La Dernière Heure"

 

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JUIN 2016

17 juin. Entraide bienvenue entre le Département des Affaires sociales de la PROVINCE DE LIEGE et AViSO.

Ce vendredi fut le jour de la signature, par la Députée provinciale (et Vice-présidente de l'institution) Katty FIRQUET ainsi que par notre Président André FREDERIC, d'une convention de collaboration. (photo à droite)

Le réputé Département des Affaires sociales de la Province mettra, dès la rentrée, son savoir-faire (assistant social, psychologue voire au besoin une aide juridique de premier front) au service des victimes de sectes qui contactent régulièrement AViSO - ou leurs proches.

Pour notre asbl, il s'agit d'un pas en avant important. Et, pour la Province, d'une corde ajoutée à son arc dans la défense sociale. Tout le monde y gagne !

 

Voir aussi les actualités de la Province de Liège

 

Voici le communiqué commun émis ce vendredi 17 juin 2016 :

Le Département des Affaires sociales de la PROVINCE DE LIEGE et l’asbl AViSO ont décidé d’unir leurs efforts et de collaborer afin d’assurer une prise en charge plus importante des personnes confrontées au phénomène des sectes. Cela représente une nouvelle corde à l’arc du Département des Affaires sociales et, pour AViSO, l’assurance de confier à un service réputé lesdites victimes. L’asbl AViSO a pour but d’être à l’écoute des victimes de sectes ou de leurs proches, de leur procurer des informations ou encore de les orienter vers des organismes comme le CIAOSN (Centre d'Information et d'Avis sur les Organisations Sectaires Nuisibles, Bruxelles), la FECRIS (Fédération Européenne des Centres de Recherche et d'Information sur le Sectarisme, Paris), l'UNADFI (Union Nationale de la Défense de la Famille et de l'Individu, Paris) ainsi que la MIVILUDES (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires, Paris). Avec l’aide du Département des Affaires sociales, AViSO va pouvoir bénéficier d’un réseau d’aides déjà existant pour mener à bien cette mission : assistants sociaux, psychologues et, le cas échéant, assistance juridique. Le Député fédéral André FREDERIC a créé l’association AViSO en 2012 pour venir en aide aux victimes des sectes. Un phénomène qu’il connaît bien puisqu’il est à l’origine d’une loi qui permet de condamner tous ceux qui profitent de la faiblesse d’une autre personne pour la manipuler.

Qu’est-ce qu’une secte en 2016 ?

«Ce ne sont pas seulement des groupes comme les scientologues, les Témoins de Jéhovah, les Raéliens ou l’Ordre du Temple Solaire, ce sont aussi des gens malveillants qui prônent soi-disant le bien-être, le développement personnel mais qui abusent en fait de la faiblesse de leur public», précise André FREDERIC. «La santé par la biologie totale, par exemple, est très dangereuse. On fait croire au malade que son cancer est dû à un blocage psychologique remontant à son enfance. Et bien sûr, en pratiquant des séances de psychothérapie, on lèvera le blocage et on guérira son cancer ! Certaines personnes désespérées y croient et stoppent leur traitement médical ! Ce genre d’individus agit auprès de personnes fragilisées : certains sévissent près des funérariums... Toutes les tranches d’âge et toutes les couches sociales sont touchées. Ces manipulateurs commencent toujours par apporter un «un plus» dans la vie de leurs victimes avant d’embrigader leur esprit et leur portefeuille ! Car le but ultime, c’est bien l’argent !»

Y a-t-il une recrudescence ?

«Par définition, les sectes sont très discrètes et il est impossible de savoir combien il en existe en Belgique. Mais on sait que le phénomène est en augmentation parce qu’il y a une forte hausse du nombre de questions posées à l’Observatoire des sectes».

Que fait AViSO ?

«Nous vérifions la crédibilité de chacune des demandes qui parvient sur notre site Internet www.aviso-asbl.be. Puis nous assurons le suivi. Nous collectons et nous transmettons les informations réclamées, nous orientons vers des sources d’information. Mais nous sommes dépassés lorsqu’il s’agit d’assurer un suivi social, juridique ou psychologique. C’est pourquoi nous avons sollicité cette collaboration avec la PROVINCE DE LIEGE et plus particulièrement l’OPENADO. Il dispose, en effet, de personnel qualifié mais que nous allons bien évidemment former aux problématiques spécifiques des victimes de sectes».

Madame la Députée provinciale et Vice-présidente, Katty FIRQUET, a décidé de répondre favorablement à cette interpellation. Suite à plusieurs rencontres entre l’asbl AViSO et le service OPENADO, il a été constaté que les personnes les plus touchées par le phénomène des sectes se situent dans une tranche d’âge moyenne de 25 à 35 ans. Il a donc été décidé de favoriser une collaboration avec le Département des Affaires sociales plutôt qu’avec un seul service. Toutefois, si des situations de personnes plus jeunes sont rencontrées, le Département se réserve le droit de les orienter vers le service OPENADO, spécifiquement consacré aux jeunes, jusqu’à 25 ans. Dans cet esprit, l’équipe du Département des Affaires sociales de la PROVINCE DE LIEGE s’engage à assurer la première écoute et l’accompagnement psychologique des personnes touchées par le phénomène sectaire, à les orienter vers le réseau de services compétents et, dans le cadre de ses compétences, à donner un avis socio-juridique. Deux psychologues et une assistante sociale du Département sont actives dans le projet pour mener à bien cette collaboration.

Coordonnées utiles côté Province : Département des Affaires sociales

Tél. : 04/ 237.93.15

Adresse mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (VIDES pour Victimes de Dérives Sectaires)

A noter toutefois que, contrairement à ce que la RTBF en a retenu par erreur, le mode de contact initial privilégié de part et d'autre reste le formulaire d'AViSO (précisément noté dans notre rubrique "Contact"), et non les adresses de la Province, pour fort utiles qu'elles soient à un stade ultérieur.

Photos ci-dessous (de g à d) : Cécile Iannattone (psychologue Province), Katty Firquet, André Frédéric et Walthère Davister (administrateur AViSO) durant la conférence de presse, puis André Frédéric interviewé par la RTBF. (copyright © Rphotography)

 

 

 

MAI 2015

14 mai. Un compte gmail pourri

AViSO a utilisé un compte Internet "aviso.asbl(at)gmail.com" (ainsi noté ici pour éviter tout lien automatique). Gratuit et pratique, en apparence. En réalité : 99,9 % de spams, de tentatives de pishing et d'alertes anti-virus. Bref, ce compte n'existe plus dès ce 14 mai 2015. Merci donc de nous contacter seulement via le formulaire prévu dans notre rubrique "contact". 

6 mai. Secte OKC : viol pédophile avec torture corporelle (L'Avenir)

Toujours bien informé en ces matières, le quotidien "L'Avenir" indique ce mercredi 6 mai que le supposé gourou Robert Spatz (OKC) est poursuivi aussi pour viol avec torture corporelle, au moins contre une mineure d'âge. Au-delà d'éventuels délits financiers, Spatz serait donc un personnage véritablement dangereux. C'est du moins l'avis du parquet, comme L'Avenir l'a constaté à l'audience du 5 mai en le relatant le lendemain. Le même personnage demande malgré tout, via son avocat Quentin Wauters, à ne pas comparaître devant le tribunal. Il préférerait assister aux débats par le biais d'une vidéoconférence, depuis l'Espagne, au motif que son état de santé ne lui permettrait pas le voyage vers Bruxelles. Le parquet, pas si naïf, a rappelé par la voix de Thibaut Radar que le même personnage inquiétant a pourtant voyagé d'abondance depuis qu'il est soi-disant malade. Jusqu'en Inde. Bruxelles, c'est moins loin...

Lire l'article de L'Avenir (par Jean-Pierre De Staercke)

 

1er mai. Un Belge sous mandat d'arrêt à Asse

On l'a appris le 1er mai grâce à l'Agence Belga : le juge d'instruction de l'arrondissement de Hal-Vilvorde a placé sous mandat d'arrêt, la veille, un habitant d'Asse (Brabant flamand), âgé de 63 ans, car il est soupçonné de "pratiques sectaires". Avec son épouse, il aurait trompé au moins sept personnes (belges ou hollandaises) en leur faisant miroiter un prétendu don de guérison par imposition des mains... Un grand classique des gourous de tout poil ! Bref, le duo semble s'en être pris à des personnes se trouvant dans des situations de détresse mentale ou physique. Ce qui est typiquement le genre de situation que vise la loi sur l'abus de faiblesse votée au Parlement belge fin 2011 à l'initiative du député fédéral André Frédéric, président d'AViSO. Parce que l'on suppose que d'autres personnes abusées n'ont peut-être pas osé porter plainte, le parquet appelle victimes et témoins éventuels à se signaler auprès de leur police locale. A bon entendeur...

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AVRIL 2015

25 avril. Un colloque fort réussi !

"Faux complots, le vrai mensonge". Tel était le titre de ce qui fut un vrai succès : notre colloque, organisé le samedi 25 avril 2015 à Verviers, a réuni près de septante personnes, venues découvrir le sujet ou affiner encore la perception déjà pointue qu'elles en avaient (photo de droite).

"Faux complots, le vrai mensonge", ce thème a été développé par huit intervenants de toute grande qualité, après que le président d'AViSO, André Frédéric (photo ci-dessous - sous copyright © Rphotography, ainsi que toutes les photos de cet article) eut présenté l'événement. Il dirige également la régionale du PAC de Verviers, laquelle coorganisait l'événement.

Jérôme Jamin (photo à gauche), licencié en philosophie, docteur en science politique, professeur à la Faculté de Droit de l'Université de Liège et auteur de "L'imaginaire du complot" (Ed. "Amsterdam University Press", 2009), s'est attaché à définir le conspirationnisme et les théories du complot. Il l'a certes fait grâce à quelques définitions, mais pas sans passer par d'étonnants exemples concrets, qu'ils soient anciens ou très contemporains et qu'il a "décortiqués" avec brio.

Jérémy Hamers (à droite) est, pour sa part, docteur en arts et science de la communication, domaines qu'il a développé dans une trentaine d'articles scientifiques, et à plusieurs reprises sur le thème du colloque (in "Les temps modernes", "French forum", "Les cahiers Louis-Lumière", "Quaderni", etc.). Il a également donné une soixantaine de communications et conférences en Belgique, en France, en Allemagne, en Finlande, en Suisse, aux Pays-Bas et même au Canada ! Activités qu'il marie avec sont poste de premier assistant à l'Université de Liège. Il savait donc de quoi il parlait en évoquant, samedi au colloque, le "complot à l'ère du Web documentaire, par et pour tous". De quoi mesurer le problème...
Sandrine Mathen (à gauche), psychologue et analyste au sein du CIAOSN (le Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles, qu'on appelle aussi l'Observatoire des sectes), s'est de son côté attelée aux soi-disant complots médicaux. Elle a ainsi fort finement navigué entre gourous et gourelles de la pseudoscience - les anti-médecins, ceux qui affirment que le cancer et le sida n'existent pas ou qui professent que les campagnes de vaccination sont mortelles et destinées seulement à réduire la population mondiale... Mais, là où ces dangereux prédicateurs n'apportent la preuve de rien, Mme Mathen, elle, a révélé des documents audiovisuels particulièrement convaincants. De quoi faire comprendre l'immense bêtise (et la vénalité...) de ces illuminés.

Juliette Grange (à droite) fut la quatrième intervenante. Originalité : c'est par vidéo qu'elle s'est adressée au public - avec les excuses d'AViSO pour la piètre qualité technique de cet enregistrement. Cette agrégée de philosophie, professeur à l'Université François Rabelais (Tours) et auteur d'éditions critiques (Gallimard, Flammarion, etc.), a évoqué la dualité de l'utilisation de la théorie du complot par la rhétorique néo conservatrice.

Julien Giry (à gauche) acheva la matinée. Licencié en science politique de l'Université de Rennes 1 et titulaire d'un master de recherche délivré par l'Université de Paris-Est Marne-LaVallée, il a fondé son doctorat sur "Le conspirationnisme dans la culture populaire et politique aux USA". Tout grand spécialiste des théories du complot/conspirationnisme, des rumeurs, des légendes urbaines, du populisme et de l'extrémisme, il a démembré pour notre public les trajectoires de radicalisation des chefs de file conspirationnistes ainsi que des "citoyens-enquêteurs", toujours prompts à découvrir des vérités fabriquées sans preuve. Et où même l'absence de preuves démontre, paraît-il, l'existence du complot !

On passa ensuite au "question-time" de la matinée où, c'est classique, les questions furent plus nombreuses que les minutes que l'on pouvait consacrer aux réponses à leur apporter. Nous n'avons pas échappé à la loi du genre.

Après un sympathique repas (voir par ailleurs ci-dessous), Loïc Nicolas (photo à droite) assura la reprise, en début d'après-midi. Licencié en Lettres modernes et en science politique (Sorbonne) mais également détenteur d'un master en sciences sociales ainsi que d'un doctorat en langues et lettres de l'Université libre de Bruxelles. C'est sans surprise, mais avec talent, que ce rhétoricien membre du FNRS a abordé la "pensée conspiratoire", une manière de retourner la critique contre elle-même. Au plus on démontre l'inanité d'un faux complot, au plus son idée se renforce chez les crédules... Las : il ne faut pas négliger le pouvoir de la parole, fut-elle immensément vide de sens.
Rudy Reichstadt (à gauche), fondateur du site Internet "Conspiracy Watch" dès 2007, devenu l'un des meilleurs observatoires du conspirationnisme, est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence et membre de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès. Par ailleurs tantôt pigiste, tantôt contributeur bénévole au Huffington Post, à l'Arche ou à Rue89, entre autres, a de son côté évoqué la "complosphère", tellement active sur Internet. Il la perçoit comme une mouvance radicale, avec des affiliations à des dimensions politiques parfois intriquées avec le négationnisme.
Sylvain Delouvée (à droite), auteur de nombre d'articles et d'ouvrages, maître de conférence à l'université de Rennes 2 et rédacteur en chef de la revue scientifique "Les Cahiers Internationaux de Psychologie Sociale", anima enfin - non sans un joyeux entrain ! - la dernière intervention du jour. Répéter la rumeur ou le faux complot, même sans y croire, n'est-ce pas participer à son essaimage ? Et faut-il adhérer à une idée pour la véhiculer ? Un problème qui touche chacun... mais aussi les médias.
Enfin, après un second quastion-time, Catherine Picard (photo à gauche), présidente de l'UNADFI (l"Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes" française, qui est l'un des plus anciens acteurs européens dans la lutte contre les organisations sectaires nuisibles) a, pour terminer, tiré les conclusions du colloque, avec grand brio elle aussi. 

Nombreuses discussions et échanges lors du repas 

D'agréables moments. A midi, comme en fin de journée, les participants au colloque ainsi que les orateurs ont partagé de bien bons moments de détente et de discussion. Chose précieuse et tellement enrichissante que l'on ne trouve qu'en de telles occasions.  

Danger : niveau 2 sur 4 ! 

L'Ocam (le très officiel "Organe de coordination pour l'analyse de la menace", institué en mars 2006 pour contrer le terrorisme), avait émis un avis défavorable sur la tenue de notre colloque. Risqué, disait-il, en le classant au niveau 2 sur une échelle allant de 1 à 4. Sans doute parce que les complots fumeux font partie du discours des terroristes pour "expliquer" à leurs adeptes pourquoi il faudrait combattre ceci ou cela - et par exemple la société démocratique. Mais abandonner le colloque aurait été un aveu de faiblesse. Pis : un renoncement.

Il a donc bien eu lieu - c'était un choix ! -, mais pas sans une surveillance policière constante rue de la Chapelle, devant les locaux du CTLM (voir nos photos © Rphotography ci-dessus ainsi que ci-dessous) ni sans la présence de deux agents de sécurité vérifiant les entrées. A tous ceux-là, merci. 

Ce sont les superbes bâtiments du CTLM (le très verviétois Centre touristique "Laine et Mode") qui ont finalement abrité les débats du colloque annuel d'AViSO, après qu'il eut fallu, pour des raisons pratiques, abandonner le programme original qui prévoyait la réunion à l'Espace culture Duesberg, d'ailleurs peu distant.

Bref, organisation parfaitement réussie (merci au PAC) et locaux superbes, c'était réjouissant.

 

 

1er avril : Robert Spatz doit venir à son procès (parquet de Bruxelles)

Après que son avocat eut demandé la veille que le supposé gourou de la secte OKC ("Ogyen Kunzang Chöling") puisse participer à son procès en correctionnelle à Bruxelles par vidéoconférence, le parquet a refusé le lendemain que ce soit le cas. L'avocat estimait que l'état de santé de son client, Robert Spatz, ne lui permettrait pas de rejoindre Bruxelles. L'intéressé vivrait en effet en Espagne (alors qu'il était auparavant réputé résider à Aiseau-Presle, en Belgique) et ne pourrait faire le voyage. Toutefois, on pense, côté justice, qu'il s'agit d'un artifice, notamment parce que Spatz a déjà utilisé ce moyen par le passé pour tenter de se soustraire à l'action de Thémis. "Le parquet a (...) rappelé que Robert S. avait déjà invoqué des problèmes de santé, en 2009, pour ne pas devoir se présenter aux autorités judiciaires qui devaient l'interroger sur le dossier. Une commission rogatoire avait alors été effectuée en Espagne et un médecin espagnol avait conclu qu'il n'y avait pas de contre-indication absolue pour l'intéressé de comparaître au lieu où il était sollicité, d'après le parquet", note l'agence Belga. Le tribunal correctionnel se réunira le 5 mai 2015 afin de prendre attitude.

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MARS 2015

18 mars - Abus dans le domaine du bien-être et des fausses thérapies : une loi ?

Depuis une dizaine d'années, les analystes considèrent que, en Belgique, l'évolution du phénomène sectaire passe largement par le domaine du bien-être et celui des thérapeutiques diverses. Les gourous se sont à nouveau investis dans un secteur très lucratif...

Or, le 18 mars 2015, André Frédéric (actuel vice-président de la Chambre, député fédéral et - surtout, ici - président d'AViSO) a déposé une proposition de loi afin de lutter contre les sectes actives dans ces domaines. En pratique, elle vise à étendre aux sectes thérapeutiques le champ d'application de la loi du 2 juin 1998, qui créait le CIAOSN (Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles, ou OSN) ainsi qu'une Cellule de lutte contre ces mêmes organisations. Et qui, ce faisant, définissait aussi les OSN.

Certains critères, rappelle ce texte, sont établis afin de cerner la dangerosité de mouvements sectaires :

- les méthodes de recrutement trompeuses ou abusives;

- la manipulation mentale;

- les mauvais traitements physiques, mentaux, psychologiques, infligés aux adeptes ou à leurs familles;

- la privation des adeptes ou de leurs familles de soins médicaux adéquats;

- les violences, notamment sexuelles, à l'égard des adeptes ou de leurs familles;

- la rupture imposée aux adeptes d'avec leurs familles, conjoints, enfants, amis ou avec la société elle-même;

- les exigences financières disproportionnées.

Aujourd'hui, dit André Frédéric, nous sommes face à une diversification des champs d'action des sectes. Celles-ci ne se cloisonnent plus aux groupements à vocation soi-disant philosophique ou religieuse, mais touchent désormais aux domaines de la santé et du bien-être. Par exemple, les personnes confrontées directement ou indirectement à la maladie, comme le cancer, sont de plus en plus nombreuses. Et la pression qu'exerce la société sur les individus pour qu'ils soient performants dans tous les domaines est toujours plus grande. De même, le désarroi des parents face à un enfant autiste, hyperactif, souffrant d'une inadaptation scolaire ou encore consommateur de drogue profite à ceux qui proposent, à grands frais !, des méthodes thérapeutiques plus que douteuses.

Lire la proposition de loi

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FEVRIER 2015 

5 février - OKC/Spatz : un gourou pédophile à Aiseau-Presle ?

Le quotidien L'Avenir, sous la plume du très pointu journaliste Jean-Pierre De Staercke, révèle ce jeudi que, peu après l'annonce de son procès, le gourou supposé d'OKC (alias "Ogyen Kunzang Chöling"), est de surcroît suspecté par le parquet de Bruxelles de pédophilie. Mauvais temps pour Robert Spatz, ce Belge née en 1944, qui se serait installé à Aiseau-Presle depuis 2001. Il serait question de viols sur une mineure d'âge - pas la première victime de cette organisation souvent citée comme sectaire. "L'association que le parquet de Bruxelles dénonce comme une organisation criminelle internationale avait étendu ses activités en France, en Espagne et au Portugal, notamment", prévient L'Avenir. Elle est censée être dirigée par Spatz...

Lire l'article de Jean-Pierre De Staercke

3 février - Témoins de Jéhovah : excommunication, ostracisme et souffrance

On pourrait ainsi résumer le dossier que le Centre de documentation de l'UNADFI aborde dans un bulletin diffusé en ce début février. La lecture de ces quelques quinze pages est hautement recommandable, car la souffrance infligée par l'organisation, souvent taxée de sectaire, qui réunit les "Témoins de Jéhovah" à ceux qui tentent de la quitter, ou qui l'ont quittée, mérite d'être connue du public. Lequel ignore en effet largement l'ampleur inouïe que cela peut prendre, lorsque des familles sont par exemple séparées à jamais, après une excommunication...

"Les souffrances psychologiques, affectives, familiales et sociales, résultant de cette mesure peuvent être terribles. Non seulement de nombreux événements familiaux se déroulent en l’absence d’un proche tel que père, mère, enfant, petit-enfant, grand-parent, frère, soeur; mais surtout, des membres d’une même famille sont contraints de faire définitivement leur deuil de toute relation entre eux. Des parents, des grands-parents, des enfants vivent des déchirures et souffrances morales extrêmement profondes, des solitudes désespérantes, de graves dépressions. Certains se sont suicidés, n’envisageant pas de solution au conflit moral et affectif qu’ils vivaient", prévient par exemple l'UNADFI.

Bref, à lire absolument si vous voulez savoir comment les choses se passent réellement chez les "Témoins de Jéhovah", où les droits fondamentaux n'ont manifestement pas la cote...

Accéder au dossier (en PDF) "L'excommunication, une atteinte aux droits de l'Homme" (plus aisé à lire si vous acceptez d'emblée les cookies de l'UNADFI)

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JANVIER 2015

23 janvier - OKC : "Plus rien n'arrêtera le procès !"

C'est le titre de l'hebdomadaire "M... Belgique" mis en vente ce vendredi 23 janvier : plus rien n'arrêtera le procès de la secte supposée OKC, alias "Ogyen Kunzang Chöling". Jean-Pierre De Staercke souligne à bon escient, dans son article, que ce dossier né en 1997 de spectaculaires opérations policières opérées en Belgique ainsi que dans le sud de la France - ah, quelle lenteur judiciaire ! - va finalement aboutir. Ainsi en a décidé la Cour de cassation belge en validant la si longue procédure. Certes, le procès n'est pas attendu avant 2016, voire 2017. Mais, comme le signale M... Belgique, il y aura de quoi faire, puisque le réquisitoire vise jusqu'à la séquestration d'enfants de 4 ans, tenus prisonniers dans un domaine de Robert Spatz, à Castellane. Ce réquisitoire, indique encore M... Belgique, évoque également à l'encontre de ce Belge ou d'éventuels complices des faits de délinquance financière sérieuse. On note cependant que les soupçons (forcément) fort anciens contre le supposé gourou (d'OKC, en français : "Le domaine de la claire lumière") ne sont, avant un jugement fort attendu, que de simples soupçons. La présomption d'innocence est entièrement de mise pour le soi-disant "Lama Kunzang" d'une organisation plus vaste (qui n'est pas directement concernée). A suivre sans désemparer, en tout cas. Même si, compte tenu du "délai raisonnable", on ne peut s'attendre à de très lourdes peines, le cas échéant.

13 janvier - Prévenir la radicalisation islamique (en français - in het vlaams)

Le criminologue liégeois Gérard De Coninck, dans la toujours intéressante revue Secunews, exposait en janvier 2014 déjà comment mener la lutte contre la radicalisation islamique. Secunews a décidé de publier à nouveau ce texte, à la suite des attentats terroristes et barbares commis à Paris les 7 et 9 janvier derniers. Certes, le mot "secte" n'apparaît pas. Mais ceux qui sont sensibles au sujet découvriront sans doute plusieurs éléments communs à la radicalisation et au sectarisme, en filigrane et en ce qui concerne le recrutement des "adeptes". Qu'on veuille bien le prendre comme simple matière à réflexion... Une clef pour comprendre.

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DECEMBRE 2014

12 décembre - Des sectes toujours actives en Belgique, mais moins médiatisées

Voilà l'avis, très éclairé, que pose (ici en résumé) Eric Brasseur, le directeur du CIAOSN, dans "L'Avenir" de ce vendredi 12 décembre 2014, sous la plume de Philippe Leruth. Plus particulièrement visés (c'est la tendance sectaire actuelle en Belgique), des groupes axés (du moins soi-disant, car la préoccupation principale d'une secte reste toujours le portefeuille de ses adeptes...) sur la thérapie et le bien-être, d'un côté, ou sur le pentecôtisme qui, pour M. Brasseur, est "essentiellement présent dans les diasporas sud-américaine et africaine : (ces groupes) sont adeptes de la guérison par la prière, ce qui n'a rien de répréhensible, mais le devient par exemple quand on retire des gosses de traitement en trithérapie, et qu'on les laisse sans soins médicaux . Car alors, leur vie est en danger".
Le phénomène sectaire reste donc véritable "et pas de manière souterraine. Car dès qu'une secte gagne en influence, elle devient visible. Et c'est alors qu'on nous interpelle, soit directement, soit par le truchement de la police, ou d'une association d'aide aux victimes", détaille Eric Brasseur. La suite dans "L'Avenir".

L'article est consultable en page 4 du quotidien ou dans son édition numérique (lien toutefois réservé aux abonnés)

 

10 décembre - Les scientologues belges iront se faire juger en correctionnelle !

L'information a été peu relayée, mais les 13 inculpés du dossier "Scientologie" ont perdu mercredi soir, en Cour de cassation, les derniers recours qu'ils avaient introduits. Il devient donc vraisemblable que le procès correctionnel qui sera dédié aux faits que la justice leur reproche se tiendra (enfin !) à Bruxelles en 2015. C'est ce que rapporte le quotidien "L'Avenir" à bon escient sous la plume de Jean-Pierre De Staercke, dans l'édition du 12 décembre 2014. Au menu, entre autres :

1/ association de malfaiteurs

2/ organisation criminelle

3/ escroquerie

4/ exercice illégal de la médecine

5/ infractions à la loi sur la vie privée

Dix-sept ans plus tard

Comme le détaille Jean-Pierre De Staercke, c'est en 1997 que le juge d'instruction Jean-Claude Van Espen avait été saisi d'une plainte, pour escroquerie, de la part d'une ancienne adepte. Progressivement, l'enquête allait déboucher sur d'autres inculpations ainsi que sur une seconde enquête, menée celle-là par le juge Michel Claise. Bien que les inculpés restent présumés innocents, ces magistrats avaient trouvé du grain à moudre...

Lire l'article de "L'Avenir"

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NOVEMBRE 2014

24 novembre - Charleroi : le sulfureux "Père Samuel" en chambre du conseil

Le "Père Samuel" est-il un violeur, un escroc, un faussaire et on en passe ? Son cas est examiné depuis ce lundi 24 novembre 2014 par la chambre du conseil de Charleroi. Laquelle a prévu huit audiences pour décider de le renvoyer en correctionnelle. Ou pas.

La chambre du conseil est une "instance d'instruction", dit-on parce qu'elle est chargée de vérifier l'instruction réalisée par le juge du même nom. Elle le fait dans le but d'établir si les inculpations que ledit juge a lancées contre tel ou tel suspect paraissent suffisamment fondées pour mériter un procès. Si ce n'est pas le cas, la chambre du conseil dit qu'il n'y a pas lieu de juger le ou les suspects (c'est ce qu'on appelle un "non-lieu"). En revanche, si les charges paraissent suffisamment établies, ce ou ces suspect(s) devront en répondre - en l'occurrence, pour le "Père Samuel", devant le tribunal correctionnel.

Ce prêtre sulfureux, que ses ex-adeptes évoquent comme un gourou profiteur et malveillant plutôt que comme un guide des âmes, utilise les mots "diable" et "démon" à la mitraillette, singe parfois la Crucifixion, entretient une "cour" de fanatiques autour de sa personne, ne craint pas les contacts avec l'extrême droite et s'appelle en réalité Charles Clément Boniface Ozdemir.

Ejecté en 1990

Il ne relève pas de l'Eglise catholique, qui a très nettement pris ses distances avec lui. Et ce n'est pas récent : le 7 novembre 1990, Mgr Jean Huard, alors évêque de Tournai, signifiait à cet ancien vicaire de Gosselies sa décision de ne plus le reconnaître comme prêtre auxiliaire ou vicaire. Celui qu'on ne connaissait pas encore comme le "Père Samuel" s'encourait aussitôt au tribunal dans l'espoir de... conserver un salaire mensuel que lui versait l'Etat belge, à raison de l'équivalent de 750 euros. A chacun sa vocation.

Bref, "Samuel" Ozdemir - qui est certes présumé innocent à ce stade - pourrait devoir répondre d'une série impressionnante de méfaits, puisqu'il est inculpé d'attentat à la pudeur et viol (sur des fidèles), d'escroquerie et de blanchiment d'argent (pour quelque 1.400.000 euros, quand même), d'exercice illégal de la médecine, d'abus de biens sociaux, de faux et usage de faux et, enfin, de célébration illégale de mariage (c'est-à-dire mariage religieux avant mariage civil, ce qui n'est pas autorisé). Le tout au pluriel !

La prochaine audience de la chambre du conseil aura lieu le mercredi 10 décembre 2014. Quatre avocats le défendront. Il en a les moyens...

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19 novembre - Des gourous pour le "jihad" ?

En Belgique, ce n'est pas le calme plat, mais presque. Certes, le nouveau gouvernement dit "Kamikaze" de Charles Michel a annoncé quelques mesures contre la radicalisation, celle qui conduit des musulmans vers l'extrémisme voire même au "jihadisme", d'une barbarie rare. Mais là où le silence règne, on s'interroge à propos de la discussion, pourtant largement ouverte ailleurs qui concerne l'éventuel rapprochement à faire entre les méthodes de recrutement des jihadistes et celles des adeptes des mouvements sectaires. Même combat ? Entre radicalisation islamiste et endoctrinement sectaire, il y a place pour un débat. C'est ce que propose 20 Minutes.FR.

Lire l'article de 20minutes.fr

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MARS 2014

27 mars - Bruxelles : les scientologues vers la correctionnelle

C'est en septembre 2007 que le parquet fédéral avait émis son premier réquisitoire relatif à l'enquête sur la branche belge de la soi-disant Eglise de Scientologie. Il était très dur, les préventions retenues se déclinant ainsi :

extorsionexercice illégal de la médecineentrave à la pratique de la médecine•escroquerie•non-assistance à personne en dangerinfractions à la loi sur le commerceinfractions à la loi sur le respect de la vie privéeassociation de malfaiteursorganisation criminelle.

Or, ce jeudi 27 mars 2014, la chambre du conseil de Bruxelles a, enfin !, rendu son ordonnance sur le sujet. Elle devait décider de renvoyer - ou non - les dix personnes physiques ainsi que les deux personnes morales ("Eglise de Scientologie de Belgique" et "Bureau des droits de l'homme de l'Eglise de Scientologie") concernées devant le tribunal correctionnel. Or, là où certains ont pu penser que l'entrisme des scientologues les aurait "protégés" de la justice, cette instance d'instruction a, au contraire, choisi de manière argumentée de les renvoyer tous devant le tribunal correctionnel.

Ceci étant, tout n'est pas dit - et de loin ! D'abord parce que, à ce stade, les douze inculpés restent présumés innocents. Ensuite parce que la décision du jour est (très) susceptible d'être frappée d'un appel devant la chambre des mises en accusation. Et enfin parce qu'un recours devant la Cour de cassation est loin d'être à exclure. Les scientologues se sont déjà montrés procéduriers dans le passé... A suivre donc sur le long terme.

Malgré tout, voici l'occasion de rappeler que si la procédure contre les dérives des scientologues est importante car emblématique, ceux-ci ne sont présents en Belgique, à citer le directeur du CIAOSN (*), Eric Brasseur, "qu'à raison de moins de 300, dont nombre ne sont pas belges".

(*) Soit ce service public qu'est le Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles.

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24 mars - 20è anniversaire + excellent colloque de la FECRIS à Bruxelles

La Salle des Congrès était comble, au Parlement belge ce lundi 24 mars, sur invitation de la FECRIS. Quelque 130 observateurs et représentants d'associations européennes (et d'ailleurs) avaient en effet répondu positivement à l'invitation de la "Fédération européenne des centres de recherche et d'information sur le sectarisme", lancée par sa secrétaire générale, Mireille DEGEN ainsi que par notre asbl AViSO, modeste co-organisatrice de cet événement.

Une vraie réussite, avec traduction français/néerlandais/anglais, grâce à une organisation impeccable et au talent des orateurs. Thème général : "Les sectes et le faux débat des droits de l'homme". Autrement dit : l'accaparement des libertés de l'individu par les nauséabonds gourous qui renversent volontiers en leur faveur la légitimité du droit... et celle d'une "morale" qu'ils formatent à leur seul bénéfice. La FECRIS fêtait, du même coup, son 20è anniversaire. Bougies !

DEUX PRESIDENTS

Au sein de la "Salle des Congrès" du Parlement de Belgique, André Frédéric, le "Monsieur anti-sectes" belge par excellence et par ailleurs député fédéral ainsi que président d'AViSO (photo ci-dessous à gauche - © Rphotography pour toutes les photos du colloque), puis Tom Sackville, pour sa part président de la FECRIS (à droite), ont dans cet ordre et successivement présidé les débats - en rappelant au besoin à l'ordre ceux des rares conférenciers à dépasser les délais impartis, comme cela se produit malheureusement lors de tout colloque...

 

La Vice-première ministre et ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx (photo ci-contre) est intervenue en début de journée avec son usuelle verve mais non sans manifester une excellente connaissance du dossier. Loin de la langue de bois, elle a évoqué la priorité à réserver aux patients des "dérapeutes" (ces thérapeutes problématiques dont un encadrement légal est en cours) ainsi qu'à la lutte nécessaire contre le sectarisme nuisible, qui a une longueur d'avance côté lobbying au plan international.

Le docteur Laurent Chambaud (photo à droite), directeur des Hautes études en santé publique de Rennes (France) a ensuite abordé le problème de l'égalité des chances de guérison. Sans vaccins, le modèle bio-médical est en danger... Et, explique-t-il, "il faut occuper Internet afin d'animer l'esprit critique des jeunes, plutôt que de le laisser à l'influence des gourous et gourelles".

Comment certains détournent-ils le concept de liberté de croyance, dont on a gonflé artificiellement le sens vers du juridisme ces dernières années ? Luc Willems (photo à gauche), le président du CIAOSN, a apporté une réponse percutante. En rappelant qu'il n'y a "pas d'autre loi que celle de l'Etat. On ne doit pas considérer des organisations religieuses, vraies ou fausses, mais des organisations". Et toutes sont soumises au droit... que cela plaise ou non.

Serge Blisko, président de la Miviludes française (qui dépend des services du Premier ministre) est allé au coeur du débat : les mouvements sectaires contre les droits de l'homme, il connaît ! "Les libertés publoiques craignent les pouvoirs privés", a-t-il par exemple lancé, "alors que l'Etat doit tout faire pour protéger les droits des plus faibles" - en l'occurrence, les personnes amoindries, vulnérables ou les mineurs d'âge. (photo à droite)

C'est à l'argent des sectes, aux avocats à prix d'or et au lobbying intense des mouvements sectaires que Hans-Werner Carlhoff (photo à gauche), l'ex-président du groupe de travail gouvernemental dédié au sujet au Bade-Württemberg, chez nos amis allemands, s'est ensuite intéressé.

Christine et Charles-Henri de Védrines,  (photo à droite), un couple - et même toute une famille, trois enfants compris ! - passé durant dix ans à la moulinette par un gourou malfaisant (rares sont les autres...), a ensuite témoigné d'un parcours apocalyptique, d'une descente aux enfers véritable. "Nous n'étions pas armés", ont-ils expliqué, "l'affectif avait pris le pas sur l'intelligence, mise en jachère". Ils en sont sortis. Mais à quel prix... Le récit de ce parcours fut extraordinairement instructif, la salle étant tétanisée à son écoute.

"La science éclaire l'Homme, mais ne donne pas réponse à tout", du moins pas en ce temps. Sandro Sandini  (photo à gauche), directeur (* lire ci-dessous) du Bureau des nouvelles religiosités du Grand-Duché de Luxembourg, a évoqué le sujet sectaire par diverses touches quelque peu impressionistes. C'est un homme de terrain qui a fort à faire, avec une centaine de sectes recensées sur un territoire de 550.000 âmes seulement. Il a annoncé la création prochaine de l'équivalent du CIAOSN belge à Luxembourg.

Historien et auteur, mais également assistant parlementaire belge, Marcel Conradt (photo à droite) s'est attaché à un sujet qu'il connaît merveilleusement : les sectes, qu'est-ce que cela représente pour l'Union européenne ? Eh bien, pas grand'chose, découvre-t-on avec consternation : "L'Europe s'en lave les mains", en se basant surl'article 17 du Traité de Lisbonne, qui ne lui donne aucune compétence sur le sujet. Sauf à être à l'écoute du lobbying sectaire ! Y aurait-il un rapport ? L'UE, aveugle, assure donc que les sectes ne posent aucun problème. Mieux vaut entendre cela que d'être sourd, serait-on tenté de dire...

David Clark (photo à gauche), représentant de la FECRIS auprès des Nations unies (ONU) à New York et membre influent de l'ICSA, a pour sa part abordé l'historique des défenseurs des sectes et de leurs alliés, qui les protègent au détriment de ceux qui en sont victimes, le tout en négligeant la dignité humaine. "Une dimension à prendre en compte, c'est que les sectes ont fait du réseautage sous couvert de recherche scientifique". Un aspect trop souvent négligé... Résultat : le boycott d'audiences judiciaires, des "expertises" très orientées, etc. C'est du moins le tableau à dresser au Etats-Unis.

Luigi Corvaglia (Italie; photo à droite) a stigmatisé le "libre choix de l'esclavage". Le Vice-président de l'ONG CeSAP, par ailleurs psychologue, estime que "la servitude est volontaire : s'il y a des bras pour asservir, ils viennent de vous !" La leçon devrait donc porter sur le courage de chacun. Et sur la prise de responsabilité personnelle. De quelque côté que l'on se trouve.

Enfin, la Suissesse Danièle Muller-Tulli  (photo à gauche), Vice-présidente de la FECRIS et représentante de celle-ci auprès du Conseil de l'Europe ainsi que de l'ONU (à Genève), a brillamment tiré les conclusions du colloque, synthétisant avec rigueur les déclarations de chacun.

 

(*) A noter toutefois que Paul Goerens, responsable diocésain de "Nouvelles Religiosités et Evangélisation" pour l'archidiocèse de Luxembourg, nous indique ce qui suit, ce 2 juillet 2014 :

Je tiens à vous informer qu'il n'existe pas, à proprement parler, de "Bureau des nouvelles religiosités du Grand-Duché de Luxembourg". Il existe cependant une instance diocésaine "Nouvelles Religiosités et Evangélisation", dont Monsieur Sandini était collaborateur à temps très réduit et nullement directeur. La fonction de "directeur" n'existe pas, elle non plus.

Je dois préciser que pour son intervention au congrès de la FECRIS, Monsieur Sandini n'avait aucun mandat de la part de NRE. Les propos qu'il a pu tenir n'engagent donc que lui et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de NRE. Je tiens notamment à prendre mes distances par rapport à l'affirmation qu'il y aurait "une centaine de sectes" au Luxembourg.

Dont acte.

 

L'INCIDENT SCIENTOLOGUE

Les scientologues ne sont plus ce qu'ils étaient... Lors du précedent colloque européen de la FECRIS, en 2013 à Copenhague, des disciples de Ron Hubbard avaient réservé un accueil désagréable à de nombreux participants. Mais ce ne fut pas le cas cette fois. En effet, ils n'avaient appris l'existence du colloque et ses coordonnées que 48 heures avant son ouverture. Trop tard pour s'inscrire (malgré deux essais), puisque les places n'étaient ouvertes que sur invitation et qu'il y avait plus de demandes que de sièges disponibles.

Pathétique : un ami de la scientologie s'est présenté au Parlement en demandant accès à la salle en prétextant de devoir communiquer rapidement avec l'une des personnes présentes au prétendu motif qu'il y aurait eu un décès dans sa famille. Ce qui était, bien sûr, complètement faux. Aussi lamentable que minable... Mais Mireille Degen (à droite sur la photo ci-contre), secrétaire générale de la FECRIS et organisatrice principale, avait donné des consignes strictes. La Sciento n'est pas passée !

 

 

 

QUELQUES CLICHES SYMPATHIQUES

Un colloque, c'est aussi l'occasion pour tous de se retrouver et de bavarder librement, ce qui fut fait d'abondance entre participants de tous les pays, soit lors de la pause café, soit durant l'excellent repas pris au restaurant du Parlement, soit durant la visite du Sénat et de la Chambre, soit encore durant la réception des participants à l'Hôtel de Ville (la Mairie, disent les amis français) de Bruxelles, en compagnie du bourgmestre (le maire) Yvan Mayeur.

Pause café

On bavarde / Quatre présidents : Tom Sackville (FECRIS), André FREDERIC (AViSO) et Serge BLISKO (Miviludes) + Catherine Picard (UNADFI)

A table !

 

L'une des salles du restaurant du Parlement / David Clark (ICSA)  (à gauche) et Luc Willems (CIAOSN) discutent.

Visite guidée

 André FREDERIC a fait visiter le Parlement (Chambre puis Sénat) à ceux qui le souhaitaient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réception

On part vers l'Hôtel de Ville / Dans la salle des mariages / Accueil par Yvan MAYEUR et André FREDERIC / Un drink

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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FEVRIER 2014

25 février - "Les Enfants de Jéhovah" attirent 650 personnes à Welkenraedt !

Le festival "Paroles d'hommes" avait, cette année encore, un programme varié et fort riche. L'un des spectacles, présenté en collaboration avec le PAC Verviers, était proposé au très beau Centre culturel de Welkenraedt, le mardi 25 février.

Or AViSO y était représentée car les dérives sectaires formaient le coeur du sujet, s'agissant du spectacle écrit et mis en scène par Fabrice Murgia et la Compagnie Artara"Les Enfants de Jéhovah". Un témoignage vraiment poignant, d'abord grâce au talent de l'artiste, ensuite à cause du fait que sa famille a payé un lourd tribu aux inquiétants "Témoins". Il sait de quoi il parle...

Bref, la réussite fut totale. En soirée, pas moins de 200 personnes ont découvert l'oeuvre, tout à fait hors des normes usuelles, et de ce fait d'autant plus attirante. Mieux encore, les quelque 450 étudiants ayant rempli la salle au début de l'après-midi étaient véritablement "scotchés" à la scène ! Pas un murmure, mais une attention vraiment soutenue. De quoi se poser beaucoup de questions, il est vrai, sur les "Témoins de Jéhovah" et sur leurs pratiques, serties dans de soi-disant promesses divines et de pseudo menaces diaboliques...

Question-time

Précisément, Fabrice Murgia (à gauche ci-contre) avait pris la peine d'être présent. Pendant bien plus longtemps que prévu, il a répondu à ces questions, assis en front de scène en tandem avec le secrétaire d'AViSO, Roland Planchar.

Message résiduel ? "Apprenez à réfléchir avec votre tête plutôt qu'avec celle d'un autre !" Malins, les students : au terme de l'exercice (certes plus long si les professeurs n'avaient dû rappeler la réalité des horaires), c'est une ovation qu'ils ont faite au metteur en scène. Tout bon ! (photos : © Rphotography, sauf la première)

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21 février - Quand la presse belge donne la parole à un scientologue

Déception. La Libre Belgique, un quotidien habituellement de qualité, a longtemps témoigné à propos des dérives sectaires. Simple "distraction" ? Ou changement de cap ? En tout cas, le journal a laissé faire l'éloge de l'Eglise de Scientologie dans ses pages par l'un de ses adeptes, ce vendredi 21 février 2014. Le scientologue John Travolta y dit tout le bien qu'il pense du soutien reçu de la soi-disant "Eglise" lors de circonstances familiales difficiles. Mais ses déclarations sont publiées sans contradiction aucune et quasi sans contextualisation.

D'accord, l'acteur hollywoodien affirme que d'autres scientologues ont été à ses côtés pour l'aider à passer un cap très pénible. Mais La Libre Belgique oublie d'indiquer que Travolta est, avec quelques autres célébrités, comme Tom Cruise, l'un des meilleurs agents publicitaires de ce mouvement sectaire. Et qu'il bénéficie, à ce titre, d'un traitement bien différent de ceux infligés aux adeptes moins renommés. On préfère lire, à ce sujet, le témoignage de la nièce du "patron" des scientologues, Jenna Miscavige Hill, qui dénonce leurs pratiques habituelles ("Rescapée de la Scientologie", Ed. Kero, Paris, 2013). Elle, elle sait de quoi elle parle...

Lire l'article de La Libre Belgique

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JANVIER 2014

En attente

DECEMBRE 2013

En attente

 

NOVEMBRE 2013

23 novembre - Emprise mentale (Miviludes) : secte = négation de l'individu

Manuel Valls, ministre français de l'Intérieur, a marqué le coup en se présentant en personne pour clôturer le colloque annuel que la Miviludes (qui dépend du Premier ministre) consacrait aux mouvements sectaires, le 23 novembre à Paris, en présence notamment de Catherine Picard, présidente de l'UNADFI et de Georges Fenech (ancien président de la même Miviludes). Un événement important, où AViSO était présente grâce à son président, André Frédéric, fort applaudi au terme de son intervention. Bref, le ministre l'a martelé à bon escient : "La lutte contre les dérives sectaires est un combat essentiel (car) les sectes, c'est la négation de l'individu". On ne peut mieux dire.

France : 3.000 signalements chaque année

Plus tôt, en présentant ce colloque, le président de la Miviludes, Serge Blisko, avait de surcroît donné d'autres signaux, en mettant notamment le public (et les décideurs) en garde contre le fait que, malgré ses immenses qualités du côté de la liberté d'expression, "Internet est devenu un facilitateur pour les sectes". Ce qui l'amène à constater que quelque 3.000 signalements de situations problématiques arrivent désormais chaque année à la Miviludes (en augmentation) ! (photo ci-contre et de g. à d. : André Frédéric, Catherine Picard, Georges Fenech, Manuel Valls et Serge Blisko)

Lire l'interview de Serge Blisko par Vincent Vantighem sur 20 minutes.fr

Lire les déclarations du ministre Valls via france.24 (AFP)

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OCTOBRE 2013

18 octobre - Vers une loi contre les Dr Maboul

On en a vu, des bizarreries médicales en Belgique ! L'un des exemples récents les plus "drôles", si l'on ose dire, fut celui du docteur Philippe Mullier, d'Estaimpuis, mieux connu sous le surnom de docteur "J'vais dire"... après qu'il eut répété cent fois cette expression en tentant de justifier le fait que, "fatigué", il avait envoyé sa compagne soigner à sa place une patiente dans des conditions, disons, discutables. C'était en juin 2011. La ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx, avait vu rouge et avait annoncé des mesures. En effet, le personnel soignant, pour talentueux et efficace qu'il soit dans l'immense majorité des cas, connaît également ses faiblesses.

Eh bien, ces mesures, Mme Onkelinx (photo à droite) les a prises : un avant-projet de loi est passé ce vendredi 18 octobre 2013, qui permettra de mettre hors d'état de nuire rapidement les incompétents et les fumistes. Car on a même vu de faux médecins pratiquer leur "art".

Mais quel rapport avec les sectes ? C'est assez simple : on connaît aussi des praticiens déviants, façon "Biologie Totale", ainsi que tant de prétendus "thérapeutes" qui prônent le refus de la médecine scientifique au nom de croyances sans fondement ou qui, s'érigeant en véritables gourous, imposent à leur patientèle des pratiques relevant de l'obscurantisme. D'où l'intérêt : au-delà des "clowns", j'vais dire, ceux-là aussi seront, une fois la loi adoptée par le Parlement, beaucoup plus rapidement mis hors-jeu, là où ils ne l'étaient qu'avec d'immenses lenteurs et difficultés - ou jamais. Tout bénéfice pour la lutte contre les mouvements sectaires...

Lire l'article sur l'avant-projet de loi, signé Laurence Dardenne, dans La Libre Belgique

Voir le reportage de la RTBF sur le Dr "J'vais dire", par Alexandre Mitea

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16 octobre - Confirmé  :  Scientologie = escroquerie en bande organisée

Alors que la Cour européenne des droits de l'Homme vient à peine de rejeter l'action entreprise par l'Eglise de Scientologie contre la justice belge (19 septembre 2013; lire ci-dessous), voilà que la Cour de cassation française la remballe à son tour !

Petit retour en arrière. Deux organisations scientologues ("Celebrity Centre" et "Librairie SEL") ainsi que quelques adeptes de ce mouvement sectaire (dont l'un des dirigeants français, Alain Rosenberg) avaient été condamnés par le Tribunal de Paris le 27 octobre 2009 pour escroquerie en bande organisée. La justice française leur reprochait d'avoir profité de la vulnérabilité d'adeptes pour leur extorquer de fortes sommes d'argent, par exemple en leur faisant acheter un électromètre à prix prohibitif (photo à gauche; © Rphotography).

S'opposant à la décision, au prétendu motif qu'on touchait à leur liberté religieuse, ils étaient ensuite allés devant la Cour d'appel parisienne. Laquelle n'avait pas été plus tendre en leur infligeant, le 2 février 2012, une amende globale de 600.000 € pour le "CC" et "SEL", non sans condamner cinq scientologues (dont M. Rosenberg) à des peines allant jusqu'à deux ans de prison (avec sursis) et à 30.000 € d'amende. Toutefois, ils s'étaient pourvus en cassation contre cet arrêt.

Et c'est cet épisode qui vient de s'achever par une nouvelle déroute des scientologues français car, ce 16 octobre 2013, cette haute instance a rejeté leur pourvoi. Ils restent donc condamnés. Malgré tout, la Scientologie a déjà annoncé qu'elle irait, à nouveau, devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Ce qui ne devrait pas donner de meilleurs résultats, pour elle. Tout simplement parce, en 2009, en 2012 et encore maintenant, les scientologues ne semblent pas comprendre que s'abriter derrière le mot "religion", cela ne dispense pas de respecter la loi. Elle s'applique à tous, sans distinction ni exception. Donc, une escroquerie menée par des scientologues, même sous prétexte religieux, c'est une escroquerie - et voilà tout.

Vers une interdiction ?

Au final, on peut se demander si la Scientologie ne se rapproche pas d'une éventuelle interdiction pure et simple. En effet, l'absence de regrets et d'excuses ainsi que l'incompréhension manifeste du code pénal montrée par les scientologues pourraient témoigner d'une volonté de poursuivre dans la mauvaise voie. En maintenant les mêmes pratiques illégales qui les ont conduits devant leurs juges, avec le résultat que l'on sait. Or, ne leur en déplaise, ce qui est illégal aujourd'hui le sera encore demain.

Lire l'article du Monde.fr

Lire la dépêche de l'AFP (Agence France Presse)

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7è jour d'octobre - Des exorcistes adventistes aux assises pour torture

En mai 2011, la police française avait retrouvé Antoinette ligotée dans la position du Christ en croix, sur un matelas posé au sol, après sept jours de jeûne quasi total, vient de rappeler "Le Monde" (avec l'Agence France Presse).

A 19 ans, elle avait subi une épreuve d'autant plus rude qu'elle avait de surcroît été frappée et scarifiée par ses bourreaux. Lesquels prétendaient... la libérer du démon !

Ces bourreaux "diaboliques" ont répondu de leur délire entre le lundi 7 et le vendredi 11 octobre 2013 devant la cour d'assises de l'Essonne, pour "arrestation, enlèvement et séquestration avec actes de torture ou de barbarie". Ils risquaient la prison à perpétuité, mais ont écopé de moins que cela. Eric Derond, l'initiateur des sévices et compagnon de la victime (ils s'étaient rencontrés par le biais de l'Eglise adventiste du 7è jour, avant qu'il en soit radié), était au centre des débats. Avec ses complices, il avait formé un groupe "évangélique" se réclamant de l'adventisme.

Lire l'article du Monde.fr (présentation)

Lire un compte-rendu d'audience du Midi Libre

Lire l'article du Monde.fr (verdict)

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4 octobre -  Les comparses de Bruno Gröning mis hors-jeu à Ostende

L'organisation formée autour de la mémoire du prétendu "guérisseur miraculeux" n'a pas reçu l'autorisation d'utiliser les locaux de la commune ostendaise, révèle le quotidien Het Nieuwsblad dans sa livraison du 4 octobre 2013. En effet, le Collège des bourgmestre et échevins a refusé la demande du "Cercle belge des amis de Bruno Gröning", cet Allemand décédé en 1959, un an après sa condamnation pour non respect de la loi germanique sur les "praticiens paramédicaux" (prison avec sursis et amende).

Et, s'il avait aussi été inculpé pour exercice illégal de l'art de guérir, le procès était tombé à l'eau à cause du décès de l'intéressé en cours de procédure. Alors qu'il prétendait que pouvoir (tout) guérir ne supposait qu'avoir "foi en la force curative divine", il fit donc lui-même la preuve du contraire.

D'ailleurs, jamais aucun constat scientifique de guérison par les "méthodes" de Gröning n'a pu être établi, comme le très officiel rapport du Bundestag intitulé "Sogenannte Sekten und Psychogruppen" l'indiquait déjà le 9 juin 1998. (A droite : Bruno Gröning et la foule, dans les années '50)

Faire des dons...

Bref, ce groupement belge, membre d'un genre de multinationale, souhaitait organiser toutes les trois semaines une "réunion de communauté" dans un local communal (en l'occurrence, le centre de séjour pour jeunes "Duin en Zee"). Mais Ostende a donc estimé qu'un tel groupement n'a pas sa place dans les bâtiments de la Ville. "Nous avons fait des recherches sur l'organisation. Elle se rapproche d'une secte", explique l'échevin de la jeunesse Arne Deblauwe (sp.a) dans Het Nieuwsblad. Comme d'habitude, de l'argent est en jeu : "L'organisation demande également aux personnes présentes de faire des dons".

Ostende, faut-il dire, a déjà eu une mauvaise expérience avec les "amis" de Gröning. Ainsi, fin mai 2013, ils avaient obtenu une salle de conférence en vue d'une "présentation". Mais il était vite apparu que les activités n'étaient pas conformes à ce qui avait été annoncé...

Le Cercle des Amis de Bruno Gröning s'est dit "surpris" par le refus. Mais ce qui aurait été vraiment surprenant, c'est qu'une commune saine d'esprit prête ses locaux à une organisation aussi inquiétante que celle-là pour la santé des citoyens et leur mental. Une mauvaise réputation, vraiment, à lire le résumé qu'a fait le groupe anti-sectes français CCMM des opinions du CIAOSN belge et de la MIVILUDES française.

 

Lire l'article de Het Nieuwsblad (en néerlandais)

Lire le rapport de la commission d'enquête du Bundestag (en allemand)

Lire le rapport de la commission d'enquête du Bundestag (en traduction anglaise)

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1er octobre - Sectes aux Pays-Bas : un rapport dénonce les abus

En Hollande comme en Belgique ! Les soi-disant nouvelles religions "remercient" volontiers leurs adeptes par l'abus sexuel, la maltraitance ou la menace - ce qui semble être un fond de commerce universel des mouvements sectaires.

Mandaté par le ministère de la Justice néerlandais, le Bureau Beke a donc rendu voilà peu un rapport où il détaille les choses, sur la base des témoignages de quelque cent victimes.

Résultat : 84 mouvements ont été cités pour des abus, dont 46 entrent en infraction directe avec la loi ! Faits de moeurs, maltraitance et menaces au menu, comme déjà dit. Ces derniers temps, le rapport du bureau Beke a secoué les Pays-Bas, qui en appellent à la création d'un centre d'information officiel sur le sujet, indépendant et neutre à la façon du CIAOSN belge (le Centre d'information et d'avis sur les organisation sectaires nuisibles), lequel a d'ailleurs été consulté durant cette enquête. En effet, les Néerlandais se demandent désormais si leurs instruments juridiques et de soins actuels sont suffisants. Sans doute, non...

Lire le rapport du Bureau Beke (en néerlandais, avec résumé intégré en anglais, à lire à la p. 164 du PDF)

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SEPTEMBRE 2013

 

19 septembre - Droits de l'Homme : les scientologues au tapis

C'est au greffier de la Cour européenne des droits de l'Homme qu'il revient d'annoncer publiquement les décisions de cette haute instance. Or c'est ce qu'il a fait ce jeudi 19 septembre 2013 à propos de l'action intentée le 5 août 2008 contre les autorités judiciaires belges par l'asbl "Eglise de Scientologie" (requête n° 43075/08). Les scientologues affirmaient somme toute que, en s'exprimant à propos de l'enquête ouverte sur leur prétendue Eglise, ces autorités n'avaient pas respecté la discrétion et la réserve nécessaires au maintien de la présomption d'innocence.

Cette plainte était survenue après que les scientologues eurent déposé à Bruxelles pas moins de cinq autres plaintes, notamment pour de soi-disant violations de cette présomption d’innocence. Mais toutes avaient été classées sans suite, tout s'étant déroulé dans le cadre de la vaste enquête judiciaire ouverte en Belgique contre les pratiques des scientologues dès 1997 (le réquisitoire du mois de septembre 2007 tient compte de la présomption d'innocence mais reprend les préventions suivantes : extorsion, escroquerie, exercice illégal de la médecine, entrave à la pratique de la médecine, non-assistance à personne en danger, infractions à la loi sur le commerce, infractions à la loi sur le respect de la vie privée, association de malfaiteurs, constitution d'une organisation criminelle).

Bref, la CEDH a tranché : "Rien ne permet d’établir qu’en s’exprimant publiquement sur l’enquête en cours les autorités ont manqué à leur obligation de discrétion et de réserve", dit son arrêt. Les "scientos" sont donc, une fois de plus, renvoyés à leurs études de droit et de démocratie. Il y a du travail...

Lire le communiqué de la CEDH ainsi que le résumé de sa décision (à télécharger en PDF)

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11 septembre - L'Eglise française accueillera les victimes des sectes

L'évêque de Langres, Philippe Guéneley, a constitué un groupe ("Nouvelles croyances et dérives sectaires") chargé de l'accueil des victimes des sectes. Mgr Guéneley n'y va pas par quatre chemins : il semble considérer que cela concerne aussi sa propre institution : "Plusieurs nouvelles communautés ou groupes charismatiques ont en effet été au cours des dernières années au centre d’affaires de dérives sectaires plus ou moins graves débouchant sur des sanctions canoniques ou des poursuites judiciaires". Trois départements sont mis sur pied : un observatoire des nouvelles croyances, un groupe "dérives sectaires" et une mission d’écoute des victimes de ces dérives sectaires au sein des communautés ecclésiales.

Lire le compte-rendu donné par InfoCatho de l'article de La Croix

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6 septembre - Un policier extra-lucide à Liège, mais à 1,99 € la minute...

Le journal La Meuse l'annonçe dans son édition du jour : Bernard L., policier à Chênée (Liège), a exploité ce qu'il présente sur Internet comme un don de voyance par les tarots, mais en vendant ses "prémonitions" contre des entretiens à 1,99 € la minute.

C'est peu dire que cela déplaît à la police, d'autant que ce prétendu don n'a pas permis de rehausser les statistiques d'élucidation des méfaits de la région... En revanche, côté portefeuille, Bernard L. a joué la carte gagnante, façon gourou !

Lire l'article de La Meuse, signé Arnaud Bisschop

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5 septembre - Quarante enfants évacués d'une secte chrétienne (Allemagne)

Selon le moment ou le lieu, ils se font appeler "Les Douze Tribus", "Communauté de Tabitha's Place" ou encore "Ordre Apostolique". Ils se disent chrétiens, affirment suivre strictement la Bible, refusent de scolariser leurs enfants, soumis aux châtiments corporels mais privés de vaccins, et appartiennent, en fait, à un mouvement fondamentaliste né aux Etats-Unis dans les années '70.

Des abus "significatifs" ? En tout cas, jeudi 5 septembre, quelque 100 policiers allemands ont investi leurs locaux de Klosterzimmern (Deiningen) et de Wörnitz, deux cités bavaroises distantes l'une de l'autre d'une cinquantaine de kilomètres, entre Stuttgart et Nuremberg, à un peu plus de 400 km au sud-est de Bruxelles. Objectif : évacuer les 40 enfants de la "communauté" et les placer sous protection, après que de multiples informations sur de mauvais traitements soient parvenues aux autorités. D'après Der Spiegel, qui a le premier révélé l'opération, il est question "d'abus significatifs" (lesquels, ce n'est pas dit) sur ces enfants dont le "bien-être physique et émotionnel (...) pourrait être irrémédiablement compromis". (Photo ci-dessous à droite : les autorités soupçonnent certains membres de cette communauté de Klosterzimmern)

A noter que, en France cette fois, la cour d'assises des Hautes-Pyrénées avait condamné deux membres des "Douze Tribus", en octobre 2001, à 12 ans de réclusion pour privation d'aliments et de soins ayant entraîné la mort de leur enfant.

Lire le compte-rendu de RTL.fr, rédigé avec l'Agence France Presse (AFP)

Lire aussi l'article supplémentaire du correspondant à Berlin de The Independent, qui évoque des vidéos montrant "la torture infligée à ses enfants par une communauté religieuse" (en anglais)

Voir l'avis de l'UNADFI sur les "Douze Tribus"

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4 septembre - "La Scientologie reste notre adversaire le plus coriace"

Serge Blisko (photo à gauche), le président de la Miviludes (c'est-à-dire la "Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires", qui agit sous la houlette du Premier ministre français), a livré ce 4 septembre 2013 une interview au Figaro. C'était à l'occasion d'une reprise de procédure relative à la (soi-disant) Eglise de Scientologie, condamnée à Paris pour "escroquerie en bande organisée" (février 2012). Il y relate la perte de vitesse des scientologues en France, mais également leur acharnement dans leur lutte contre leurs nombreux détracteurs.

Lire l'article du Figaro, signé Delphine de Mallevoüe

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AOUT 2013

 

1er août - Un attentat contre les Témoins de Jéhovah (France)

Le quotidien "Corse Matin" rapporte ce jeudi 1er août qu'un attentat organisé a eu lieu la veille au soir à Ajaccio contre le local des Témoins de Jéhovah. "Aucun blessé n'était à déplorer, mais les conséquences symboliques pourraient avoir des répercussions bien plus importantes", indique le journal.

Lequel estime que ce serait à tort que les "TdJ" sont généralement considérés comme membres d'une secte. Pourtant, leur pratique "religieuse" a souvent été sévèrement mise en question dans les pays démocratiques, notamment à cause du refus de certains usages médicaux de base, ce qui a plusieurs fois entraîné des conséquences dramatiques.

Bref, certains témoins ont entendu des explosions peu avant que les pompiers arrivent sur les lieux...

Lire l'article de Corse Matin

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JUILLET 2013

21 juillet - Les banquiers et l'abus de faiblesse

La loi belge sur l'abus de faiblesse (lire notre Foire aux questions sur le sujet) a été adoptée au Parlement le 26 novembre 2011. En France, un texte législatif très proche existe depuis le 12 juin 2001. Or, tant d'années après, cette loi suscite de nouvelles réflexions dans l'Hexagone.

Celle de l'avocate toulousaine Claudia CANINI concerne le rôle et la responsabilité des banquiers dans les opérations frauduleuses découlant de l'abus de faiblesse. Ils sont les mieux placés pour les détecter, dit-elle. Or si certains d'entre eux ont averti le parquet en de tels cas, d'autres ont omis de le faire. Des sanctions sont tombées. En effet, la jurisprudence française considère que, en dépit de son devoir de non-ingérence, une banque est tenue à un devoir de vigilance au regard des opérations qui présentent une «anomalie apparente». Une probable escroquerie, quoi ! Cette notion qui est si chère aux gourous de tout poil...

Disent-ils   ¥ € $   trop vite ?

Qu'en fera la Belgique ? La question ne semble pas à l'ordre du jour dans notre pays, mais elle devrait y être inscrite tôt ou tard. On sait en effet que, si un intérêt majeur de la loi sur l'abus de faiblesse est qu'elle vise évidemment gourelles et gourous, les cas juridiques qu'elle engendre concernent également l'abus de la faiblesse de personnes âgées, et cela en nombre. Nécessité fait loi, dit-on. A suivre donc, sans doute à long terme, mais à suivre !

Lire l'article de Me Claudia CANINI sur MEDIAPART

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15 juillet - Les personnes âgées, proies faciles des gourous

Les personnes âgées représentent-elles des proies privilégiées pour les mouvements sectaires ? Et comment éviter les escroqueries ainsi que le détournement des héritages familiaux ? Comment lutter contre des activités trompeuses ?

Voilà les questions que le criminologue belge Gérard DE CONINCK pose, à bon escient et réponses à l'appui, sur le site de Secunews.be.

Cela concerne potentiellement tant et tant de personnes que les journaux du groupe SUDPRESSE ont repris l'argumentaire, en questionnant de surcroît sur le sujet Eric BRASSEUR, le directeur du CIAOSN (service public dont M. DE CONINCK compte au nombre des membres élus). Les femmes seules de 80 ans et plus, vivant ou non en maison de repos, seraient des cibles privilégiées. Surtout lorsqu'elles sont malades... car les "guérisseurs" sont en lice ! Le groupe SUDPRESSE déclare en avoir obtenu confirmation auprès de la Police fédérale belge.

Lire la contribution de Gérard DE CONINCK sur Secunews.be (accès soumis à conditions)

Lire le résumé de l'article de Nawal BENSALEM du 16 juillet 2013 sur le site de SUDPRESSE (l'accès à l'article complet est soumis à conditions sur ce site)

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3 juillet - Europe : une liberté de conviction qui pose question

Publié le 24 juin, le texte du Conseil de l'Union européenne sur les "Orientations de l'UE relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction" a été rendu disponible en français début juillet 2013. A cette occasion, l'UE a rappelé que "la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction s'applique de façon égale à toutes les personnes. Il s'agit d'une liberté fondamentale qui englobe toutes les religions ou convictions, y compris celles qui ne sont pas traditionnellement pratiquées dans un pays donné, les convictions des personnes appartenant à des minorités religieuses, ainsi que les convictions non théistes ou athées. Elle comprend également le droit d'adopter ou d'abandonner de plein gré une religion ou une conviction, ainsi que d'en changer".

Dans un monde parfait, ce serait impeccable. La liberté est un fondamental de la démocratie (et celle de croire ou de ne pas croire est d'ailleurs protégée par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que par l'article 10 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE). Mais le monde n'est pas parfait et les requins rôdent sous la surface...

Les observateurs qui se raidissent ont-ils donc raison de craindre que la porte soit laissée ouverte aux organisations sectaires, qui pourraient sans vergogne se réclamer de ces "orientations" pour se dire libres de prôner n'importe quoi ?

Ceux-là rappellent en tout cas que l'Europe n'a pas bonne réputation en matière de lutte contre les organisations sectaires. Ne lui a-t-on pas déjà reproché le lobbying qu'elle admet de leur part ? Et d'aucuns ne rappellent-ils pas que, dans les années '90 déjà, un rapport parlementaire sur les groupes sectaires, pourtant prêt et fruit d'un long travail, n'avait tout simplement jamais été soumis au vote des eurodéputés ? Faut-il donc craindre que la liberté convictionnelle défendue par l'UE puisse permettre aux groupes dangereux d'absorber des individus qui ne bénéficieront dès lors plus, en réalité et malgré des voeux pieux, de cette autre liberté qu'est celle de les quitter ?

Lire les "Orientations de l'UE" (en PDF)

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JUIN 2013

27 juin - Quatre membres d'une secte aux assises : clémence du jury

Renate Jonkers, une Néerlandaise alors âgée de 30 ans, avait été tuée en 2007 à Bekkevoort. Drazen Zabek, le gourou de la petite secte qu'elle avait rejointe, n'avait pas supporté l'idée de son départ - elle lui rapportait de l'argent... - et avait donc voulu la "désenvôuter", mais en la frappant et en l'étranglant ! Plus tard, il s'était suicidé en prison. Mais quatre de ses anciens adeptes répondaient de leurs actes devant le jury populaire depuis le 6 juin, aux assises du Brabant flamand. Finalement, les jurés ont estimé qu'il ne s'agissait pas, dans le chef des accusés survivants, d'un meurtre à proprement parler : "Bettina Van Berckelaer a été chercher la corde destinée à attacher la victime. Elle savait que la guérison qui allait s'ensuivre allait être particulièrement violente, mais elle ignorait que cela allait mener à sa mort".

Lire l'article de La Libre Belgique (ouverture procès)

Lire l'article de L'Avenir (condamnation)

Lire l'article de Het Nieuwsblad (condamnation)

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15 juin - Haute qualité pour le colloque européen AViSO / PAC Verviers

Pari réussi. Organisation impeccable et contenu de haute valeur ajoutée, entre théorie, perspectives et témoignages directs : le colloque 2013 monté par AViSO et la Régionale verviétoise du PAC (Présence et action culturelles) s'est parfaitement déroulé. Certes, quelques représentants d'organisations inquiétantes étaient présents et, certes, deux défections obligées de dernière minute ont eu lieu parmi les orateurs. Mais cela a permis aux autres de développer mieux encore leur sujet en retenant toujours l'attention de la salle. C'était intéressant, vrai, direct.

Fabrice MURGIA (photo de gauche), talentueux metteur en scène (et auteur du spectacle "Les enfants de Jéhovah"), a par exemple démonté le processus de rupture des "Témoins" en rapportant un cas vécu - celui de sa famille. Sensibilité et intelligence au menu.

Roland PLANCHAR, secrétaire d'AViSO, a pour sa part dénoncé une tentative de corruption dont il a été victime en tant que journaliste, de la part d'un avocat disant agir pour l'Eglise de Scientologie.

Christiane VIENNE (photo de droite), députée fédérale, a raconté l'entrée de sa famille chez les Mormons. Et sa sortie pas si facile... Comme d'autres, elle a réussi à captiver véritablement l'assistance par un témoignage d'une grande sensibilité.

Une salle très attentive (photos de gauche et ci-dessus).

Mais un colloque, ce n'est pas que des paroles. Les relations humaines, cela compte aussi beaucoup. Alors, sur le temps de midi et déjà après un agréable petit-déjeuner pour les plus matinaux, on profite de l'occasion de se rencontrer.

 

Avec entre autres (sur la photo ci-dessus) Isabel MARTIN (PAC Verviers, à gauche), Serge BLISKO (président de la MIVILUDES, au centre) et Catherine PICARD (présidente de l'UNADFI, à sa droite).

Mais les travaux doivent se poursuivre, sous la direction du modérateur André FREDERIC, député fédéral, vice-président de la Chambre belge, président d'AViSO et du PAC Verviers (à gauche, à côté de Serge BLISKO, sur la photo ci-contre). D'autant que le président du CIAOSN, Luc WILLEMS (photo de droite), a rejoint le navire, à l'espace DUESBERG.

 

(photos à gauche) Marcel CONRADT et Catherine PICARD, lors de l'intervention du premier relatant la situation problématique de l'UE sur le sujet et des conclusions que la seconde a tirées, en fermant le colloque.

Enfin, voici ci-dessous la liste des intervenants et des sujets traités :

Chloé ANDRIES, journaliste – Belgique : "Le métier de journaliste face aux dérives sectaires : l'exemple de la Biologie Totale"

Serge BLISKO, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) : "La France en lutte contre les dérives sectaires : des succès mais aussi des difficultés"

Eric BRASSEUR, directeur du CIAOSN - Belgique : "Informer strictement, c'est lutter"

Hans Werner CARLHOFF, membre du groupe interministériel de travail sur les questions de "sectes" et "psycho groupes" du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Baden Württenberg – Allemagne : "Les sectes et psycho-groupes dans l'état du Baden Württenberg : situation- dangers potentiels – défis"

Marcel CONRADT, collaborateur parlementaire européen, historien - Belgique : "Vous avez dit sectes...qu'est-ce que cela signifie pour l'UE ?"

Fabrice MURGIA, metteur en scène, auteur et comédien – Belgique : "Création, réparation et liberté de penser"

Roland PLANCHAR, journaliste, AViSO – Belgique : "Maharishi, S.a.m.u.e.l. ou Scientologie : la chose publique pour cible"

Marie-Claire THOMAS, conseillère municipale – France : "Un témoignage sur l'entrisme en politique"

Christiane VIENNE, députée fédérale – Belgique : "Les mormons, organisation totalitaire ou secte ?"

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1er juin - "Lutter contre les machines à broyer les consciences"

Le président d'AViSO, André FREDERIC, est interviewé par Aurélien Berthier dans le n°34 du magazine "Agir par la culture".

Celui qui est aussi député et vice-président de la Chambre, mais de surcroît auteur du livre "Broyeurs de conscience", dresse somme toute l'état des lieux en Belgique. Il explique par exemple que "les gourous ne sont plus toujours affublés de grandes capes dorées et de couronnes, mais ont parfois le profil de jeunes cadres dynamiques, col et cravate, ou de pseudo-spécialistes en blouse de médecin"...

Lire l'article

En savoir plus sur "Broyeurs de conscience"

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MAI 2013

31 mai - AViSO admise en tant que correspondant de la FECRIS

La FECRIS se réunissait ce vendredi 31 mai 2013 avec un point à l'ordre du jour de son Assemblée générale concernant l'entrée d'AViSO dans le cercle de ses correspondants. Eh bien, le vote fut unanime pour dire "oui". Ce qui donne une dimension supplémentaire à notre asbl.

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30 mai - SECTES  ET  ETAT  DE  DROIT

Très réussi, le colloque annuel (2013) de la FECRIS à Copenhague !

Très belle réussite pour le colloque européen annuel 2013 de la FECRIS (la Fédération européenne des centres de recherche et d'information sur le sectarisme, qui est une "Association loi 1901" française, l'équivalent d'une asbl belge). Haut niveau des orateurs et organisation parfaite : on se réjouit déjà de pouvoir obtenir les actes de ce colloque !

Il s'est tenu le jeudi 30 mai au Danemark, au coeur de cette ville superbe et accueillante qu'est sa capitale, Copenhague.

 

 

 

 

 

Le centre de conférences "Kosmopol" a ainsi accueilli dans ses beaux locaux plus d'une centaine de représentants d'associations et d'orateurs venus de nombreux horizons, qu'ils soient européens (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Royaume-Uni, Suisse) ou d'autres continents (Canada, Japon, Russie, Ukraine, USA, etc.). Une traduction simultanée en français / anglais / italien avait d'ailleurs été prévue.

La FECRIS (qui est une ONG à statut consultatif au Conseil économique et social des Nations Unies depuis 2009 ainsi qu'une OING à statut participatif auprès du Conseil de l'Europe depuis 2005) avait choisi comme thème : "Sectes et Etat de droit".

 

Ce thème fut décliné par les orateurs suivants  le président de la FECRIS, Tom SACKVILLE (Royaume-Uni) étant modérateur :

Jon ATACK (Royaume-Uni), auteur et ex-scientologue, ("Une Eglise de peur et de haine - Une religion antisociale émerge à l'ère spatiale") photo à gauche

Serge BLISKO (France), président de la MIVILUDES

Eric BRASSEUR (Belgique), directeur du CIAOSN ("Sectes et Etat de droit en Belgique")

Hans-Werner CARLHOFF (Allemagne), président du groupe de travail interministériel sur les sectes et psycho-groupes du Baden-Württemberg ("Le mouvement des citoyens du Reich et son fond idéologique/philosophique - La Scientologie, une organisation anticonstitutionnelle")

Luigi CORVAGLIA (Italie), vice-président de la CeSAP ("La Fée Morgane : manipulation mentale entre scepticisme et anti-prohibitionisme") photo à gauche

Franco DA PRATO (Italie), ex-membre de Damanhur ("La Communauté de Damanhur, un mouvement magique et contradictoire")

Alexander DVORKIN (Russie), président du CRS ("La secte de Vissarion - une tentative de créer un Etat sectaire en Sibérie")

Yuji HIROOKA (Japon; résidant en France), journaliste ("La Soka Gakkai") photo à gauche

Jean-Pierre JOUGLA (France), UNADFI ("Le modèle politique sectaire face à la démocratie") photo à droite

 Stephen KENT (Canada), professeur à l'université d'Alberta ("Hommes libres, citoyens souverains et menace sur l'Etat de droit dans les pays du patrimoine anglo-saxon")

Annelise OESCHGER (Suisse), présidente de la Commission "Droits de l'homme" des OING du Conseil de l'Europe ("Le rôle de la société civile dans les processus de décision politique")

Roland PLANCHAR (Belgique), journaliste et secrétaire de l'asbl AViSO, en remplacement d'André FREDERIC, membre et vice-président de la Chambre de Belgique ("Comment les groupes sectaires se servent de la politique").                                                                                                                                                  Photo : la salle pendant l'intervention d'AViSO

 

L'ACCUEIL DES SCIENTOLOGUES ?

Le 30 mai, à l'entrée du Kosmopol, les participants au colloque ont été pour la plupart interpellés et filmés par une équipe de faux journalistes.

Ce ne serait pas la première fois, et de loin, que ce genre de pratiques, qui nie le droit à l'image ainsi que le respect de la vie privée (la caméra venant se coller à 40 cm de votre nez...) serait mise en oeuvre par des scientologues (l'un des "agresseurs" fut en tout cas reconnu comme tel par certains invités).

Le cas échéant, ils n'avaient pas dû faire un bien grand déplacement, car Copenhague abrite le centre historique de la Scientologie en Europe (même si Bruxelles en est la version moderne).

... ET L'ACCUEIL DE COPENHAGUE

L'accueil des Danois est chaleureux, comme les participants au colloque ont pu s'en rendre compte entre autres lors de leur visite de Copenhague par les canaux.

 

 

 

 

 

 

 

QUELQUES CLICHES SYMPATHIQUES

La secrétaire générale de la FECRIS (et membre active d'AViSO), Mireille DEGEN, pose pour nous avec le président de la MIVILUDES, Serge BLISKO (photo à droite).

Le président du CIAOSN, Luc WILLEMS a tenu à assister au colloque (à gauche sur la photo ci-dessous). Le directeur du même Centre, Eric BRASSEUR (au milieu) ainsi que Catherine PICARD, ex-députée coauteur de la loi française sur l'abus de faiblesse et actuellement présidente de l'UNADFI, ont bavardé avec lui durant une pause-café.

 

 

 

 

 

 

 

 

                Le lunch de midi, dans la salle de réception du Kosmopol (photo à droite).

 

Le président de la FECRIS, Tom SACKVILLE (à droite sur la photo ci-contre), en discussion avec David CLARK, membre de l'association américaine ICSA.

 

A noter, enfin, que la presse danoise s'est intéressée au colloque, puisque The Copenhagen Post y consacrait par exemple déjà un article le 29 mai... avec une réponse de la Scientologie à la clef, le surlendemain et en version "carpe, je te baptise lapin" ! Il n'y a que la vérité qui blesse, ne dit-on pas ?

 

 

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7 mai - Soirée "The Master" à Verviers

C'était le 7 mai dernier au "Ciné Point Com" de Verviers. En prélude au Colloque bisannuel du 15 juin 2013, co-organisé par AViSO et le PAC Verviers, nous avons projeté le film "The Master", de Paul Thomas Anderson.

Bravo à l’organisation bien réglée du PAC. Certes, ce n’était pas la toute grande foule, mais les présents ont hautement apprécié ce film véritablement remarquable et qui mérite amplement les prix qu’il a gagnés. Le jeu des acteurs principaux (dont Joaquin Phoenix, dans le rôle de l’adepte qui ne veut pas l’être "mais oui, mais non") est absolument extraordinaire. De plus, le processus sectaire y est démonté avec une finesse rare. Ainsi qu'avec un fort parfum de Scientologie...

Lire la critique de Chloé Andries dans (Télé) Moustique du 6 mars 2013 

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2 mai - Médecins-gourous radiés : la ministre de la Santé questionnée

On sait malheureusement trop bien que des "sectes thérapeutiques", qui ont souvent en commun de conseiller à leurs patients-adeptes d'éviter la médecine scientifique, sont sous la coupe de médecins déchus et même radiés dans leur pays d'origine. Ce qui ne les empêche malheureusement pas de se prévaloir de leur titre ailleurs. Le président d'AViSO, André Frédéric, s'en est ému et a, en ce mois de mai, questionné à ce sujet la ministre belge de la Santé, Laurette Onkelinx (photo à gauche; © Rphotography), en tant que député fédéral et vice-président de la Chambre des représentants.

Il a évoqué à cet effet un récent rapport parlementaire français intitulé "Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger". Il a plus particulièrement retenu deux des nombreuses propositions sénatoriales françaises. "Il s'agit, d'une part, d'interdire aux médecins radiés de l'Ordre de pouvoir faire état de leur titre de docteur en médecine et, d'autre part, de renforcer la coordination internationale, et en premier lieu européenne, en matière d'interdiction d'exercice des praticiens radiés par leur Ordre national", a précisé le député.

Il y a danger : "Concernant l'utilisation du titre, il me semble particulièrement interpellant qu'une personne, certes porteuse du diplôme (...) puisse (...) continuer à se prévaloir de ce titre après avoir été radiée par son Ordre professionnel. Ce titre inspire indument confiance et peut servir à cautionner une pratique, des propos problématiques". Laurette Onkelinx, sensible au sujet, a longuement répondu.

Lire la question parlementaire et la réponse en PDF.

Lire le rapport parlementaire français sur le site du Sénat de France.

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1er mai - Les Témoins de Jéhovah excommunient = cruauté mentale ?

L'association anglo-saxonne Advocates for Awareness of Watchtower Abuses (AAWA) se fait petit à petit connaître dans le monde latin et veille désormais à proposer des traductions françaises de ses clips, témoignages et mises en garde contre les dérives sectaires des Témoins de Jéhovah, sur Youtube.

C'est notamment le cas, pour le mois de mai 2013, en ce qui concerne deux des dangers engendrés par les pratiques des "TdJ" : l'excommunication qui, le cas échéant sépare cruellement les familles (y compris en ce qui concerne les plus jeunes) ainsi que les pressions tout aussi cruelles pratiquées sur certains enfants de membres de cette organisation.

Regarder les clips de AAWA sur Youtube

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AVRIL 2013

22 avril - Google trop neutre pour la "Biologie totale" et les autres ?

"Numerama", un média français qui se consacre tout entier à l'informatique et à ses applications, propose depuis le lundi 22 avril un article relatif au traitement que le célèbre moteur de recherche Google réserve à d'inquiétants mouvements actifs dans le domaine de la santé.

"Un rapport de la Commission sénatoriale d'enquête sur les Mouvements à caractère sectaire pointe du doigt le rôle de Google dans la visibilité des "méthodes thérapeutiques non traditionnelles", sur lesquelles les sectes s'appuieraient pour recruter des victimes", écrit par exemple Guillaume Champeau, qui titre : "La neutralité de Google jugée dangereuse pour la santé".

A noter cependant que Google réfute l'argumentaire.

Lire l'article de Numerama

Lire le rapport de cette commission sénatoriale en PDF

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19 avril - Un Code déontologique et un Conseil disciplinaire pour les psychologues. Mais pas pour les psychothérapeutes... 

On sait trop bien que, en Belgique, le titre de psychothérapeute n'est pas protégé. N'importe qui peut se proclamer tel du jour au lendemain. C'est ainsi que le tribunal correctionnel de Liège avait condamné Louis Vliegen le 27 septembre 2011 à 6 mois de prison (avec sursis) et à 5.500 euros d'amende pour exercice illégal de la médecine et escroquerie. En 2003, cet assistant social, qui s'était autoproclamé "psychothérapeute en gestalt avec décodage psycho-biologique", avait guidé une "patiente" d'Eupen vers la mort, en l'écartant de la médecine scientifique. Selon lui, elle devait "accoucher" de son cancer grâce à la biologie totale et à un "travail par l'esprit"...

Certes, tous les psychothérapeutes ne sont pas de délirants personnages, bien au contraire. Mais introduire une protection de leur titre permettrait justement de montrer au public lesquels sont honnêtes et efficaces et lesquels agissent comme des gourous en se basant sur de dangereuses fumisteries. Au seul bénéfice de leur porte-monnaie.

Et certes, aussi, un psychothérapeute n'est pas un psychologue. Cependant, il est intéressant de constater que le Conseil des ministres a approuvé, le vendredi 19 avril 2013 à Bruxelles, un avant-projet de loi visant la mise sur pied d'un Code de déontologie, d'un Conseil de discipline et d'un Conseil d'appel propres au métier de psychologue.

Le monde politique pourrait s'inspirer lui-même du suivi qu'il consacre à cette profession pour, espérons-le, faire de même pour les psychothérapeutes.

Lire plus sur RTL Info

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10 avril - Maharishi attaque la commune de Walhain

Le 10 avril 2013, "La Dernière Heure" révélait que, si la commune de Walhain avait finement joué contre l’implantation du mouvement sectaire Maharishi Global Financing Research sur un terrain de 1,6 ha qu'il possède depuis 2007 à Nil-Saint-Vincent, elle n'avait pourtant pas gagné la partie.

L'an dernier, la commune avait transformé le secteur où ce terrain est situé en zone agricole d'intérêt biologique (avec interdiction de construire), alors qu'il était précédemment considéré comme une zone d’habitat rural. C'est que Walhain et ses habitants redoutent l'arrivée de Maharishi, auquel le CIAOSN (Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles) avait consacré un avis de 92 pages en 2009.

Seulement voilà : Maharishi a décidé d'attaquer cette commune du Brabant wallon au Conseil d'État, afin qu'il annule la décision. Or selon Gilbert Dupont, l'auteur de l'article, le Conseil d'État considèrerait, en première analyse, que les arguments de Maharishi ne seraient pas légers. La commune de Walhain devrait donc s'expliquer. A suivre...

Lire l'article de "La Dernière Heure"

Lire la 18è lettre d'information du collectif "Sauvez Nil"

Lire l'avis du CIAOSN sur Maharishi

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MARS 2013

25 mars - Le Vice-président de la Chambre au CIAOSN

Le député fédéral André Frédéric a été reçu le lundi 25 mars 2013 par le nouveau Conseil d'administration du CIAOSN (le Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles, institué auprès du SPF Justice), en tant que Vice-président de la Chambre belge des représentants.

 

Il était venu y parler des éventuelles modifications législatives à discuter par cette haute Assemblée. Son intervention fut jugée "très intéressante".

 

Photographié dans la bibliothèque du Centre, André Frédéric, qui préside par ailleurs notre asbl, y est entouré par le président du CIAOSN, Luc Willems (à droite), ainsi que par le directeur, Eric Brasseur.

 

Cette bibliothèque, dont on n'aperçoit ici qu'une toute petite partie, est réputée être la plus volumineuse d'Europe, en matière d'emprise sectaire.

 

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