www.aviso-asbl.be

AVISO-Logo-400px.jpg

Foire aux questions

(Cette page est encore en construction et donc incomplète. Nous répondons aux premières questions. Si vous en avez, n'hésitez pas à nous les transmettre, par exemple en cliquant ici)

 

Combien de sectes en Belgique ?

Qu'est-ce que l'abus de faiblesse ?

(Une secte, c'est quoi ?)

(Comment détecter un mouvement sectaire ?)

(Qu'est-ce que le CIAOSN ?)

 

Combien de sectes en Belgique ?

On ne le sait pas. Les études scientifiques manquent sévèrement à cet égard. AViSO ne peut d'ailleurs qu'espérer que le monde académique s'investisse davantage sur le sujet.

Cela n'empêche pas que des chiffres circulent. Ils sont parfois risibles. Ainsi, un quotidien belge a affirmé, le 21 février 2013 dans ses colonnes, que 1.200 groupes sectaires seraient actifs dans notre pays. Le journal prétendait même, mais par erreur, qu'il s'agissait d'une déclaration du très officiel CIAOSN, le "Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles", un service public indépendant instauré auprès du SPF Justice (c'est ainsi que le Ministère de la Justice s'appelle actuellement en Belgique). Or c'était tout à fait faux : il s'agissait en réalité du nombre de groupes, d'associations, de sociétés, etc., à propos desquels ledit CIAOSN avait été questionné depuis sa création. Ce qui ne fait pas autant de sectes, et de loin ! Le Centre a d'ailleurs publié un démenti (lire la réaction du CIAOSN).

Une source digne de crédit existe cependant pour se faire une idée du nombre de sectes qui chassent véritablement en Belgique. Mais elle est malheureusement déjà ancienne. Il faut en effet, pour cela, remonter aux travaux de la commission d'enquête parlementaire (*) mise sur pied par le Parlement en 1996 et 1997, à Bruxelles. Dans un tableau synoptique présent dans le rapport final (**) rendu le 28 avril 1997 par cette commission, celle-ci faisait état de 189 groupes cités par des instances officielles ou d'anciens adeptes lors de ses travaux - témoignages, enquêtes ou procédures à l'appui.

Pour certains, cette liste est devenue la liste noire des sectes. Mais à tort, parce que cette commission parlementaire précisait elle-même que "cette énumération ne constitue (...) ni une prise de position, ni un jugement de valeur". Rien de plus qu'une liste des organisations évoquées. Il n'existe donc en réalité pas de liste, et a fortiori pas de liste noire, des sectes présentes sur le territoire belge.

Pourtant, il est certain que bon nombre de sectes nuisibles figurent dans ce tableau. Et que quelques autres n'y sont pas présentes. En faisant d'emblée l'aveu que cette estimation n'est pas scientifique, AViSO remarque que les observateurs retiennent généralement l'idée qu'une centaine environ de mouvements sectaires organisés seraient présents en Belgique, ou un peu plus.

A quoi il faut ajouter nombre de faux psychothérapeutes et de pratiquants de la soi-disant médecine dite "nouvelle", car ils agissent assez souvent comme des gourous à l'égard de leur "patientèle". Le secteur de la santé et du bien-être est d'ailleurs l'un de ceux où les pratiques de type sectaire connaissent la plus forte augmentation.

(*) Son titre exact était : "Commission d'enquête parlementaire chargée d'élaborer une politique en vue de lutter contre les pratiques illégales des sectes et les dangers qu'elles représentent pour la société et les personnes, particulièrement les mineurs d'âge".

(**) Ce volumineux rapport est disponible au format PDF sur le site Internet de la Chambre des représentants, mais en deux parties (lire la première partie; lire la seconde partie).

Haut de page

 

Qu'est-ce que l'abus de faiblesse ?

Il s'agit d'une notion juridique assez neuve, adoptée en premier par la France le 12 juin 2001 sous le vocable de "loi About-Picard", du nom de ses auteurs. En Belgique, un texte du même ordre a été adopté le 26 novembre 2011 par le Parlement. Cette "loi Frédéric" (le député fédéral André Frédéric, par ailleurs président d'AViSO, l'avait portée sur les fonts baptismaux) a été publiée au Moniteur Belge le 23 janvier 2012 (et en traduction allemande le 26 novembre 2012). Le Grand-Duché de Luxembourg a adopté une disposition similaire le 21 février 2013 (publiée le 1er mars 2013) et le Parlement italien pourrait faire de même au second semestre 2013 ou en 2014.

Lisez la loi en PDF - Lees de wet in PDF - Lesen Sie Mehr über mich im PDF Dokument

Cette notion permet, pour faire simple, d'incriminer (donc de poursuivre et de condamner au besoin) quiconque profite frauduleusement de l'affaiblissement psychologique ou de l'ignorance d'une personne, mineure ou non, pour en tirer profit ou pour la mettre en état de sujétion spirituelle.

C'est une arme redoutable contre les gourous en tout genre, car ils abusent précisément et assez souvent de la fragilité psychique des personnes pour les transformer en adeptes de leur prétendue croyance, quand ils n'induisent pas d'abord eux-mêmes cette fragilité afin d'en profiter ensuite. Cependant, l'expérience française montre que cette notion juridique est de surcroît utile en d'autres domaines. Depuis sa naissance, elle a en effet permis la condamnation d'une demi-douzaine de dangereux gourous, mais aussi de presque cent fois plus d'abuseurs sans rapport avec le sectarisme (s'agissant principalement d'abus de la faiblesse de personnes âgées).

La première condamnation pour abus de faiblesse "sectaire" est tombée à la cour d'appel de Rennes le 12 juillet 2005. On peut par exemple lire à ce sujet l'article du Nouvel Observateur où l'on apprend que le "christ" de la secte apocalyptique Néo-Phare, Arnaud Mussy, avait écopé de 3 ans de prison (avec sursis). Trois vies étaient en jeu.

Haut de page

 

(Une secte, c'est quoi ?)

En construction

Haut de page

 

(Comment détecter un mouvement sectaire ?)

En construction

Haut de page 

 

(Qu'est-ce que le CIAOSN ?)

En construction

Haut de page

AViSO - Aide aux victimes des sectes - asbl   |   16, rue de la Charrette - 4130 Tilff   |   0494 31 22 01   |   contact@aviso-asbl.be
Copyright www.aviso-asbl.be © 2013 - 2015. All Rights Reserved.

Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez notre politique d'utilisation des cookies.