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Afin de fournir quelques conseils de base aux victimes collatérales des sectes, parents et amis, nous nous inspirons ici largement (mais librement) de ceux donnés sur son propre site par le CIGS ("Contact et information sur les groupes sectaires" - voir nos liens), et cela avec son aimable autorisation.

Ces conseils sont nés de témoignages vécus, mais n'ont aucune prétention scientifique.

  

Douze conseils aux proches d'un membre d'une secte

 

1. Ne vous culpabilisez pas

L'expérience enseigne que les proches d'un adepte se sentent responsables du fait qu'un membre de leur famille ou une connaissance ait adhéré à une secte. C'est une attitude compréhensible mais, à ce stade des choses, il sera plus utile à tous de consacrer de l'énergie à garder le contact avec l'adepte.

 

2. N'exprimez pas vos plaintes

Ne versez pas de larmes en présence de l'adepte. Les groupes sectaires fonctionnent en effet avec un cadre de pensée en noir et blanc : dans la logique de ces groupes, leurs membres sont heureux et ceux qui sont "à l'extérieur" sont par principe malheureux. Si vous vous mettez à vous lamenter et que vous donnez de vous une image de tristesse en présence de l'adepte, vous apportez du poids à la théorie du groupe.

 

3. Ne culpabilisez pas l'adepte non plus

Là aussi, le cadre de pensée en noir en blanc joue un grand rôle. En effet, "eux", ce sont les bons. Et tout ce qui est contre "eux" est mauvais. Selon le groupe, l'adepte travaille pour la "bonne cause". Si vous vous mettez à culpabiliser ou à prendre à partie l'adepte qui consacre tous ses efforts à cette "bonne cause", vous vous placez vous-même dans la catégorie des "mauvais". Ce qui ne va pas faciliter la relation entre vous et l'adepte. Au contraire, une telle attitude peut conduire à une rupture dans votre relation.

 

4. Ne délaissez pas... 

...vos autres relations pour vous concentrer seulement et uniquement sur l'adepte. Il faut vivre !

 

5. Organisez-vous

- Observez quels changements se produisent en peu de temps dans le comportement de l'adepte.

- Comment est-il/elle entré(e) en contact avec ce groupe ?

- Relevez les moments importants de l'évolution de la situation.

En bref, tenez discrètement un journal. Il vous sera utile plus tard.

 

6. Prenez des informations

- Qui dirige le groupe ? Qui en fait partie ? Qui a rencontré en premier votre proche ?

- Tâchez de trouver des livres et des documents sur le groupe en question (et singulièrement au CIAOSN, qui dispose de la plus grande bibliothèque d'Europe sur le sujet (voir nos liens).

- Lisez les livres démontant les manipulations et les supercheries de mouvement suspect (même remarque vers le CIAOSN; voir aussi le site du CIGS, en cliquanr sur "livres").

- Placez-vous au niveau des théories de ce groupe précis, apprenez sa "logique" et cherchez la faille dans son raisonnement.

 

7. Est-ce une secte ?

Il est parfois évident qu'une personne est entrée dans un groupe de type sectaire. Mais parfois, non. Comment le déterminer ? Un document de base incontournable est fourni par le CIAOSN. Lisez donc "Est-ce une secte ?"

 

8. Parlez avec d'autres

Parlez avec des personnes qui sont dans une situation semblable (parents, conjoints, amis ou ex-adeptes), dans la mesure où cela peut vous aider à surmonter le problème. Au besoin, faites appel à l'aide de professionnels ou de personnes de bonne volonté (voir nos liens et AViSO elle-même).

 

9. Quelques "tuyaux"

Ces "tuyaux" peuvent vous aider dans votre relation avec un adepte accroché par une secte :

- parlez beaucoup d'amour;

- parlez souvent du passé, faites remonter à la surface des souvenirs anciens;

- donnez des nouvelles de la famille, gardez un ton intime et chaleureux;

- montrez-vous patient;

- ne commencez pas vous-même une discussion sur le sujet;

- n'attaquez pas les conceptions du groupe;

- ne vous exprimez pas en termes abstraits, n'employez pas le mot "secte";

- ne donnez surtout pas d'argent, ce ne serait que le début d'un "lessivage" total (une secte c'est, avant tout, une escroquerie);

- maintenez autant que possible un contact (par exemple, par des lettres, une carte d'anniversaire, des contacts téléphoniques).

 

10. Quel débat ?

Que faire si, de lui-même, l'adepte commence à parler de ses convictions ? La réponse varie d'une situation à l'autre et dépend de votre perception des choses. Voici trois exemples, mais il y a des variations :

Exemple 1. Si l'adepte commence à parler et que vous remarquez que son unique objectif est de vous convaincre, efforcez-vous alors de couper court à la conversation de la manière suivante : "Tu as tes propres convictions, c'est normal, mais j'ai les miennes et donc poursuivre cette conversation ne présente que peu d'intérêt". Mais dites-le sur un ton amical.

Exemple 2. Si l'adepte entame la conversation et que vous remarquez qu'il/elle désire s'exprimer parce qu'il/elle se pose des questions, essayez alors que la conversation prenne la tournure suivante : "Je sais que tu as des convictions bien définies, mais moi, je vois les choses ainsi". Expliquez alors avec réalisme comment vous envisagez les choses. Restez patient, amical et compréhensif. Si vous sentez que la conversation commence à vous échapper et tourne à l'affrontement, mettez-y fin.

Exemple 3. Si l'adepte se met à parler et que vous remarquez qu'il/elle éprouve de sérieux doutes, essayez de joindre quelqu'un qui puisse parler avec lui/elle quant à la manière dont on peut se laisser manipuler. Cet interlocuteur peut être vous-même dans la mesure où vous avez pu maintenir une bonne relation avec l'adepte de la secte. Il est généralement préférable que les parents, par exemple, n'engagent pas cette discussion du fait que les rapports parents-enfants ne constituent pas en eux-mêmes une forme de relation très simple. Tout ce qui figure au point n°9 ne constitue qu'une ligne directrice qui ne "marche pas à 100 %". Le feeling joue ici un très grand rôle.

 

11. L'espoir renaît ?

Vous constatez que l'adepte fréquente le groupe moins souvent qu'auparavant ? Là aussi, votre "feeling" joue un grand rôle. Ligne de conduite : ne posez pas de questions à ce sujet. Faites comme si de rien n'était. Si il/elle commence de lui/elle-même à parler, réagissez simplement comme indiqué au point n°9.

 

12. L'adepte quitte le groupe

Ce que vous ne devez sûrement pas faire, c'est l'incriminer de la manière suivante : "Tu m'en as fait voir" ou "Tu m'as fait beaucoup de peine". En effet, chaque personne a sa fierté et n'admet pas de gaieté de coeur d'être confrontée à ses "erreurs" du passé. Une telle attitude de votre part ne ferait d'ailleurs que développer des sentiments de culpabilité chez l'ex-adepte. Mieux vaut parler de ce qui s'est passé sur une base purement réaliste.

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